Ibid
i6o ROME SOUTERRAINE.
semaine, et ordonna que dans les cimetières situés autour de Rome les lumières nécessaires pour célébrer les vigiles des natalitia des martyrs, et les offrandes pour le sacrifice de la messe, seraient apportées du palais par Voblationarius, qui désignerait en même temps le prêtre chargé par le pontife d'officier à Toccasion de la fête ^ »
Malgré les efforts des papes pour conserver aux cimetières leur ancien honneur, les ruines s'amoncelaient en eux et autour d'eux, et la désolation chaque jour croissante de la campagne romaine écartait les fidèles des tombes des martyrs. Les papes, cependant, ne pouvaient se résoudre à suivre l'exemple de saint Ambroise qui, dès le iv'' siècle, avait transporté plusieurs corps saints dans une des églises de Milan. Pendant longtemps encore, deux martyrs seulement eurent leur tombeau dans l'enceinte de Rome, les saints Jean et Paul^ qui, mis à mort sous Julien, avaient été, par une exception à l'usage ordinaire et par une transgression de la loi romaine, enterrés dans une église de la ville. On ne se permettait de toucher aux saints déposés dans les catacombes que pour transporter leurs corps dans les basiliques élevées au-dessus de leur tombeau, quand celui-ci tombait en ruine. La couronne de martyrs qui, selon l'expression de saint Léon, entourait la ville éternelle fut ainsi conservée intacte jusqu'à l'invasion des Lombards^, en 756. Celle-ci amena, dans Rome et autour de Rome,