I. Voir pi. XIV, n
3. Si quis in insulam deportatus vel relegatus fiierit, pœna etiam post mortem manet, nec licet eum transferre alicubi et sepelire inconsulto principe, ut sspissime Severus et Antoninus rescripseruntet multis petentibus hoc ipsum indulserunt. — Dig,^ XLVIII, 24, 2.
Digiti
2o6 ROxME SOUTERRAINE.
deux papes, et, en faisant d'Anteros le prédécesseur de Pontien, aient jeté dans l'histoire de cette époque les éléments d'une confusion en apparence inextricable.
Sur la pierre étroite et mince qui fermait le loculus du pape Fabien, et dont quatre morceaux ont été retrouvés, on lit, à la suite de l'abréviation EDI, le sigle MP, ou mar^ tyr. Il n'est pas gravé aussi profondément que les mots ^ABIANOC Eni, et il Ta été certainement par une autre main, quelque temps fiprès la depositio. Saint Fabien fut un des plus illustres martyrs de l'Église ' de Rome, et sa mort avait été annoncée aux autres églises par une lettre circulaire du clergé romain. Pour quelle raison n'inscrivit-on pas immédiatement sur sa tombe ce titre de martyr si glorieusement mérité ? Peut-être voulut-on attendre pour le faire la fin de la persécution de Dèce, dont Fabien avait été la première victime. Cependant le titre de martyr fut inscrit sur la pierre originale du pape Corneille, mis à mort dans la même persécution * ; on le trouve gravé non moins librement sur celle de saint Hyacinthe, découverte par le P. Marchi *. En présence de ces exemples, le retard mis à l'inscription de ce titre sur le loculus où fut déposé Fabien ^ s'expliquerait difficilement par une raison de prudence ; on est porté à lui attribuer une autre cause, une cause purement disciplinaire. Dans les premiers siècles comme de nos jours, les honneurs du culte public ne pouvaient èu*e décernés à un martyr que par un acte de l'autorité ecclésiastique. Optât rapporte à ce sujet un trait remarquable : à Carthage, une matrone chrétienne, nommée