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Voira l'appendice, note A

3. Il est impossible de savoir si le mot martyr ou au moins le sigle MP fut gravé sur les trois autres épitaphes papales recueillies dans la crypte, celles d'Auteros, de Lucius et d'Eutychianus : les pierres sont brisées soit après le mot EOI ou EniC, soit après le mot AOTKIC. Voir planche XIV, n® i^ 3,5.

Digiti

CIMETIERE DE CALLISTE. aoy

Ludlla, encourut les censures de TÉglise pour avoir baisé, en communiant, les reliques d'un prétendu martyr dont le titre n'avait pas été juridiquement reconnu : Nescio cujus hominis mortui^ et si martyris, sed necdttm vindicati ^ Dans les temps de persécution, comme à toute époque de combat, les imaginations s'échauffaient aisément, les cœurs brûlaient, la légende se formait vite, et l'Église avait besoin dune grande fermeté pour protéger contre une piété trc^ ardente la pureté de sa liturgie. Aussi n'inscrivait-elle dans ses canons, n'admettait-elle à la commémoration liturgique que les martyrs reconnus tels par une solennelle vindicatio *^ et probablement le titre de martyr ne pouvait être gravé sur leur tombeau avant cet acte juridique. La vindicatio de saint Fabien fut sans doute retardée par la longue vacance du siège pontifical, demeuré sans titulaire pendant les dixhuit mois qui s'écoulèrent entre la mort de ce pape et l'élection de saint Corneille.

Saint Corneille (250-253) ne fut pas enterré avec sts coliques : son tombeau est dans la crypte de Lucine, et nous le décrirons plus tard. Nous avons déjà vu la pierre tombale de son successeur saint Lucius (253-254), trouvée par AL de Rossi sur le sol de la chapelle papale, où elle gisait en deux morceaux près de celles de Fabien, d'Anteros et d'Eutychien. Le nom du pape y est écrit en grec et l'o de la dernière syllabe est omis : AOÏKIC. Cette forme elliptique de la terminaison des mots était d'un usage fréquent au II* et au III* siècle. Deux inscriptions de cette époque,

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