Ad Hehr,y vi
2. « Faisons graver sur nos anneaux la colombe, ou le poisson, ou le navire poussé par un vent rapide, ou la lyre comme Polycrate, ou l'ancre comme Séleucus. »— Padag.^ III, 2.
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pris la crypte de Lucine) en fournissent» à elles seules, trente-cinq exemples. Et plus ces épitaphes sont anciennes, plus fréquemment ce symbole y apparaît. Dans les galeries primitives de la première area du cimetière de Calliste, qui appartient à la dernière moitié du ii« siècle ou à la première du 111% sur cent cinquante inscriptions on en trouve vingt offrant l'image de l'ancre ; dans des galeries voisines de cette areaj et appartenant à la même époque, cinq sur cinquante inscriptions; deux sur vingt, dans une galerie un peu postérieure, qui relie la première et la deuxième area; dans celle-ci, pas d'exemples certains; dans la troisième, qui remonte à la dernière moitié du m* siècle, deux sur
Fig. 14 — m* siècle. Pierre tombale de Titage inférieur de la crypte dt Lucine.
quarante inscriptions. De même, dans la l'ancre apparaît dans quelques épitaphes la première moitié du m®, et on n'en aucun exemple. La série des inscriptions certaine concorde avec ces observations, nombre d'inscriptions datées antérieures à apparaît une fois, en 234, pas une seule torze cents postérieures à ce prince ^
crypte de Lucine, du II® siècle et de voit plus ensuite chrétiennes à date Dans le très-petit Constantin, l'ancre fois dans les qua-
I. Roma. sottârranâûjU II, p. 315. — Cf. BulUtt. di arch. crist.j 1863, p. 82; 1865, p. 40; 1868, p. 94; 1869, p. 16, 81.
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Sur les pierres les plus anciennes, l'ancre est souvent représentée seule : sur celle reproduite^^^wre 14, qui révèle un symbolisme plus avancé, Tancre cruciforme est accompagnée d'une colombe et d'un agneau ou d'une brebis. Nous n'avons pas besoin d'un autre témoignage que les paroles mêmes du Christ* pour affirmer que V agneau ou la brebis, dans Tantique symbolisme chrétien, représente les membres du troupeau dont Jésus est le pasteur. La colombe est également prise pour symbole de l'âme chrétienne ; mais elle semble désigner Tâme sortie de son tabernacle de chair et entrée dans le repos céleste, tandis que la brebis est l'âme qui va
Fig. 1$. — i**^ OU II* siècle. Fresque d*un cubiculum de la crypte de Lucine.
encore broutant et cherchant sa pâture sur cette terre. La colombe fut considérée de tout temps comme la personnification de l'Esprit-Saint*; elle est peinte en cette qualité dans une fresque de la crypte de Lucine, représentant le baptême de Notre-Seigneur (/î^. 15). Mais ce premier sens n'empêche pas qu'elle soit prise aussi comme le symbole de
I. Joann., x, i, 29. — Cf. le Pasce agnos meos^ pasce oves meas, dans Joann., xxi, 15, 16, 17.
a. Matth., m, 16; Marc, i, 10; Luc, m, 32; Joann., i, 3a, 33. — Dans rinscription de Césarëe (voir page 79), la colombe e«t gravée après les mots : EVELPivs vos satos sancto spiritv.
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l'âme chrétienne. On trouve souvent, dans les monuments et les textes primitifs, non-seulement la même image, mais les mêmes mots désignant soit TEsprit-Saint, soit l'âme baptisée. Sur les pierres tombales le mot Spiritus sanctus est souvent appliqué à l'âme du juste ^ ; au pluriel il sert quelquefois à désigner les bienheureux : Marcianum Succèssum Severumspiritasancta in mente havete^. Le Saint-Esprit est appelé par les Pères' • une colombe sans fiel, • columba sine /elle. On trouve plusieurs fois, dans les inscriptions funéraires, cette gracieuse appellation appliquée à l'âme des défunts. Une noble dame enterrée dans le cimetière de Calliste, Dasumia Ciriaca, est appelée, dans son épitaphe, PALVMBA SENE FEL*. On Ht, sur uue inscription funéraire trouvée en 1864 dans le cimetière de Priscille : palvmbvs SINE FEL^ Parfois, près de la colombe, est gravée cette parole ou quelque autre analogue : spiritvs sanctvs, anima inno-
CENS, ANIMA INNOCENTISSIMA, ANIMA SIMPLEX *. DaUS UUC
épitaphe appartenant â un locus bisomus^ les noms des deux mortes sont inscrits sur la tête de deux colombes, beneria, sABBATiA ^. La colombe est quelquefois figurée buvant dans un vase, ou becquetant des grappes de raisin (Jig. 16), sans doute pour marquer la joie de Tâme qui goûte le fruit de vie et se désaltère aux sources de l'éternel bonheur •. Souvent elle porte dans son bec un rameau d'olivier : elle est