‹ Rome souterraineChapitre 174 sur 326 · Spart., Caracallaj i · texte numérisé non relu

Spart., Caracallaj i

Digiti

nius, auquel est ajouté, sans doute par raillerie, le titre d'episcopus * . Le nom d'Alexamène, suivi d'une désignation clairement chrétienne, se retrouve écrit dans une autre chambre du Palatin : Q4lexamenos fidelis *. Ces murailles furent sans doute les témoins de bien des souffirances cachées, de bien des traits d'un obscur héroïsme : un chapitre inconnu, un épisode peut-être bien éloquent de l'histoire des persécutions, est raconté par ce grafEte.

Ce seul exemple suffit à faire comprendre pour quel motif les premiers chrétiens s'abstinrent de représenter la croix sur leurs monuments. Il est presque sans exemple qu'elle apparaisse sans déguisement sur un monument antérieur à Constantin. M. de Rossi ne peut citer qu'une exception à cette règle : c'est une épitaphe du ii« ou uV siècle, trouvée à l'étage inférieur de la crypte de Lucine ^, et où, sous les mots P0T4>INA EIPHNH, est gravée une croix équilatérale, d'une absolue netteté de dessin (fig. 2$^ a). On peut encore citer, comme exemples de croix, les pains représentant l'Eucharistie, et en particulier celui gravé sur une curieuse pierre tombale que nous avons décrite plus haut* : l'usage des anciens était de dessiner sur les pains plusieurs lignes, qui souvent se coupaient en croix : les chrétiens, en reproduisant de tels dessins sur leurs pains eucharistiques, se plaisaient à voir la croix dans cette combinaison de lignes, mais, en réalité, la déguisaient, ici encore, sous l'apparence d'un objet usuel. La croix grecque ou latine ne fut ouvertement représentée sur les monuments chrétiens qu'à partir du v* siècle; à cette époque appartient la croix latine entre deux brebis, peinte dans le luminaire de la crypte de sainte Cécile {Jig. 13, p. 233).

Une des formes cachées de la croix, reproduite sur quelques monuments du christianisme primitif, était le tau grec^

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