‹ Rome souterraineChapitre 263 sur 326 · VIBIV. FIMUS. R. VII KA SEP DIC IIII. ET. MAX. COS · texte numérisé non relu

VIBIV. FIMUS. R. VII KA SEP DIC IIII. ET. MAX. COS

« Vibius Fimus mourut {recessit) le sept des calendes de septembre (a(S août), Dioclétien (pour la quatrième fois) et Mazimin étant consuls, i»

Cubiculum P*. — Le cubiculum P* est à demi ruiné; le mur de gauche est détruit, celui de droite est soutenu par un support de maçonnerie : le stuc qui le revêtait est presque entièrement détaché. Par sa situation, cette chambre paraît avoir été construite en même temps que l'escalier P. Le couloir qui conduit de l'un à l'autre est soutenu par de la maçonnerie.

Galerie Q. — L'escalier P occupe aujourd'hui la place de la galerie Q, qui mettait la crypte de sainte Cécile en communication avec la galerie S. Les tombes creusées primitivement dans le sol de Q ont été détruites par les constructions qui soutiennent l'escalier P; dans une de ces tombes, près de l'entrée du cubiculum Q^\ furent découvertes deux plumbatœy ou balles de plomb recouvertes de bronze, et attachées à des chaînes de bronze. Il est possible qu'elles ne soient autre chose que des poids de balance; mais les poids étaient quelquefois employés par les bourreaux en guise de plumbatœ^ et la place de ces balles de plomb, enterrées avec tant de soin dans une tombe chrétienne, donne

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LE TExMOIGNAGE DES CATACOMBES. 523

certainement une grande vraisemblance à la conjecture qui voit en elles des instruments de martyre. Les murs de la galerie ont été renforcés par des constructions de maçonnerie, afin de pouvoir supporter l'escalier P. Dans le mur de gauche, on voit encore les traces (78) d'un large escalier taillé dans le tuf, qui conduisait à S. Il dut être détruit quand fut creusée la chambre Q' : autrement la porte de cette chambre n'eût pu avoir une hauteur suffisante pour qu'il fût possible d'entrer. La communication avec S fut plus tard fermée par un mur, construit en même temps que l'escalier P : on pensa sans doute, quelque temps après, à la rouvrir, car on peut voir, dans ce mur, la forme d'une porte dessinée.

CuBicuLUM Q*. — Près de l'entrée de Q*, le stuc est couvert de graffites, pour la plupart en grec, appartenant probablement au m® siècle. Le cubiculum fut déblayé en 1855, avec tous ceux qui ouvrent sur cette galerie. La muraille de droite, taillée dans le tuf, est maintenant en ruines : on y reconnaît encore la place dévastes loculi. Une partie du mur de gauche est en ruines, une autre partie est couverte d'une maçonnerie ancienne, et le reste, jusqu'au fond de la chambre, est revêtu d'une muraille solide en pierres et en briques, qui revient également vers la droite, et soutient une voûte pleine occupant la moitié du plafond. L'autre moitié est remplie par un luminaire. Quatre petites corniches de marbre, en forme de consoles, sortent aux quatre coins de cette espèce d'arc en maçonnerie. Toutes ces constructions, et le soin que l'on eut d'ouvrir, pour donner accès dans cette chambre, le passage R quand les substructions de P eurent bloqué la porte primitive, montrent quelle était l'importance de ce cubiculum^ un des sanctuaires des catacombes. Les graffites et les inscriptions l'indiquent également.

Cubiculum Q*. — Du côté opposé de la galerie s'ouvre le cubiculum Q*. Son plafond est voûté, et recevait la lumière par un petit luminaire communiquant avec celui d« Q% mais intercepté plus tard par la construction de l'escalier P. Pour compenser cette perte de jour, une

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fenêtre fut alors ouverte au-dessus de la porte, et à la même époque le cubiculum fut revêtu de stuc beaucoup moins beau que celui qui garnit la chambre précédente. Les loculi sont vastes, et ceux qui sont ouverts au pied des murailles descendent jusque sous terre. A gauche est un arcosoliunij dont le cintre est de la même construction que la maçonnerie de la porte, c'est-à-dire contemporain de lescalier P. Plusieurs sarcophages intéressants ont été trouvés dans ce cubiculum et dans le précédent : ils sont décrits pages 432, 433.

Cubiculum Q*. — On a vu que la porte de Q^ fut construite après la démolition de Tescalier Q 78, qui conduisait dans S. Au fond du cubiculum Q' est un vaste arco^ solium^ autrefois revêtu de marbre. Le parapet de cette tombe est si élevé, qu'elle aurait pu difficilement servir de mensa, si le prêtre s'était tenu debout sur le sol actuel. Le sol de la chambre avait été, en effet, abaissé au-dessous de son niveau primitif; on descend deux marches pour y pénétrer. Aussi, devant la mensa de Varcosolium^ un petit degré a-t-il été construit : il était couvert d'une dalle de giallo antico. Une petite porte, à gauche, conduit dans une chambre voisine : de cette chambre part une courte galerie dans laquelle est un arcosolium.: en le creusant, on a pris soin de ne point le faire tomber dans Q* qui existait avant que Ton construisît ces dépendances du cubicu-lum Q ^

Cubiculum Q*. — Le cubiculum Q* a, dans son mur de droite, deux arcosolia, l'un revêtu de marbre, Tautre garni de beau stuc. Le mur de gauche contient des loculi. Une muraille épaisse, servant de support à lescalier, remplit une partie de la chambre, vers la gauche. Le plafond est percé par un vaste luminaire.

Galerie S. — Les marques laissées dans les murs par le pic des fossores montrent que la galerie S fut commencée au poiat où elle fait sa jonction avec Q : le sol de celte galerie est cependant à un niveau un peu plus élevé que celui de Q, et correspond au niveau de Varea voisine (voir

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dans le plan général; voir aussi la figure 59). Sur le stuc des loculi se lisent de nombreux graffites en grec, THCCYPEEIC. MNHC0H ZHCH, ATTIKEIA- NOC, etc. Quelques loculi ont été détruits pour ouvrir la galerie b (fig. 59), ce qui prouve que la galerie S existait avant qu'on songeât à unir les deux areœ. Les cubicula S*, S^, S*, ont tous des plafonds voûtés, et contiennent des arcosolia. Le cubiculum S^ est situé immédiatement sous la voie Appio-Ardéatine : il ressemble aux trois précédents : dans sa muraille de gauche on n'a osé ouvrir qu'un loculus^ de peur d'ébranler la solidité de l'escalier A, qui existait, par conséquent, avant la construction de cette chambre. Vis-à-vis la porte de S* s'ouvre la galerie S*, qui mène dans le labyrinthe, et est beaucoup moins ancienne que l'ambulacre S. Le cubiculum S' est semblable aux autres chambres ouvrant sur l'ambulacre : son plafond est endommagé par une galerie du labyrinthe, qui est venue le couper. Dans un loculus^ à gauche, on lit encore aujourd'hui rinscription :MOYCIKIA.

Galerie T. — La galerie T est un prolongement de B', qu'elle unit à Varenarium. Le sol de T va en s'inclinant jusqu'à Varenarium^ et sa voûte est taillée en échelons, de manière à suivre le mouvement de dépression du sol, et à s'abaisser de trois mètres dans un très-petit parcours. Les galeries T*, T', et toutes celles qui s'embranchent dans T, sont étroites et basses, ainsi que le cubiculum T*, dans lequel est un vaste loculo a mensa. Dans U les loculi sont larges, et contenaient plusieurs inscriptions grecques et latines, telles que EIC TE PKOPI, KAI. NATAAEiiC, AGATEMERIS. SPIRITUM. TUUM. INTER.

SANCTOS. U* et U* sont des embranchements de Varenarium^ mais contiennent cependant quelques loculi. Plusieurs des loculi de la galerie V sont demeurés intacts, mais la plupart de ceux qu'elle contenait sont détruits; il en est de même dans V*. V* conduit dans Varenarium^ qui est certainement plus ancien que cette galerie.

Arenarium X. — La voie spacieuse que forme Vare-

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narium X n'a pas besoin d'être décrite, pas plus que ses embranchements X*, X*, X^, et que le couloir dérobé X*, et son escalier, dont nous avons déjà parlé, pages 491 et

Galerie Y. — La galerie Y, avec s^s dépendances, est basse et étroite ; elle est au niveau des galeries creusées quand les principaux ambulacres étaient remplis de terre. Les cubicula Y*, Y*, Y'*, sont grossièrement construits; Z n'est qu'une continuation de l'hypogée dans lequel on entre par B* : la galerie Z vient mourir dans la voûte de Q*, à travers laquelle elle débouche.

Le lecteur qui a eu la patience de suivre jusqu'au bout cette analyse y a trouvé la confirmation de l'histoire architecturale de Varea donnée dans le précédent chapitre, et il a pu se rendre compte du travail immense auquel s'est livré M. de Rossi, qui a décrit avec la même précision chacune des parties du cimetière de Calliste.

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