I. Bullittino di archeologia cristiana, 1B72, p
a. Et non damasien, comme il est dit par erreur page 12%.
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retrouva un second morceau s'adapcanc au premier : les deux réunis étaient trop grands pour avoir formé la fermeture d'un simple loculus : ils avaient dû faire partie de la mensa ou tablette horizontale d'un arcosolmm. Sur F un de ces fragments on lit plusieurs graiEtes : le plus importances! celui-ci, écrit en caractères cursifs :
FELICISSIMVS ET AGAPITVS.
Ces mots (qui, par leur paléographie, appartiennent à la période comprise entre le iv* et le vi" siècle) ne sont pas au vocatif, comme dans les proscinèmes de la chapelle des papes au cimetière de Calliste, mais au nominatif, et paraissent une indication du lieu de sépulture des deux saints, le mot quiescunt, ou tout autre semblable, étant sous-entendu* : peut-être oat-ils été écrits sur la pierre même de Varcosolium où reposaient les martyrs, par quelque pèlerin qui venait de s'agenouiller dev^t leurs reliques, ou par quelque prêtre qui venait de célébrer au-dessus d'elles le sacrifice de la messe*.
Si Ton pouvait reconnaître Varcosolium sur lequel était posée la tablette dont deux fragments ont été retrouvés, on aurait découvert en même temps l'emplacement de la sépulture de Felicissimus et Agapitus. L'examen minutieux du marbre, la comparaison entre son épaisseur et l'empreinte laissée sur la chaux qui recouvrait la portion subsistante de la muraille fermant, jusqu'à hauteur d'appui, Varcosolium de la crypte vaste et ornée découverte en 1870, Pidentité de l'enduit de couleur rouge trouvé sur la partie plane de cette muraille et de celui qui est encore visible sur un des bords de la tablette, démontrent que celle-ci s'adaptait à Varcosolium de cette crypte : i j'hésite seulement, dit M. Armellini, à déterminer la position précise qu'elle occupait, la tombe se trouvant aujourd'hui trop rui-
I. Comme dans le graffite: Ses Cerealis et Sallustia cum XXI, de la crjpte de saint Corneille, au dmetiére de Calliste. Page 871.
a. Au-dessous du graffite que nous avons cité se lisent y sur le même marbre, les signatures de A...STI VV {viri venerabilis) PRESB, LEO PRB, PETRI V V. Mais celles-à sont d'une époque postérieure, contemporaines de celles tracées de même par des prêtres dans les cryptes de saint Corneille et de sainte Cécile (pages 238, 271). Voir, sur ce sujet, les trés-curieuses remarques de M. Armellini, Scoperta d'un graffito storico nel cfnteterio di Pntestato, Roma, 1874, p. 38-43. Un des exemples les plus intéressants de cet usage est donné par une table d'autel du petit village de Minerve, près Narbonne, qm çst toute couverte de signatures de prêtres de l'époque carlovingienne. E. Le Blant, Mémoire sur Vautel de V église de Minerve, Paris, iStfo.
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née, la forme de Varcosolium étant d'ailleurs très-irréguliére et ayant perdu son aspect primitif à cause des ornements qui y furent ajoutés postérieurement*. •
Voici donc, reconnu avec certitude, le nom de cette crypte si vénérée au iv« siècle : elle renferma, jusqu'à la translation opérée par le pape Léon IV en 848, les corps des deux diacres martyrisés en même temps que S. Sixte, Felicissimus et Agapitus. Le pape Damase la décora avec sa magnificence accoutumée : il Téclaira par un lucernaire, la revêtit de marbres précieux, Torna de colonnes d'albâtre et de porphyre, et, au-dessus de la mensa, ferma l'arc à\i tombeau par une grille élégante en marbre phrygien ; c'est lui aussi, sans doute, qui fit construire en face de Varcosolium la spacieuse abside destinée à recevoir la foule des pèlerins. Deux inscriptions furent placées par Damase dans ce sanctuaire : l'une est un éloge en vers des martyrs, que le recueil épigraphique de Clôsterneuburg a conservé, et qui occupait probablement le front de Varcosolium; l'empreinte de l'autre est encore visible au-dessus du monument, et quelques débris, portant des lettres de type damasien, en ont été recueillis.
Après tant de remaniements , il est impossible de déterminer la place occupée par le titulus original, dont le fragment contenant les
lettres VS MARTYS a été retrouvé, en 1870, par M. de Rossi:
mais le nom aujourd'hui certain des martyrs enterrés dans le cubiculum permet de le recomposer avec vraisemblance : il dut contenir deux lignes disposées ainsi :
Feluissim VS MARTYS Agapitus martys;
disposition qui n'est point sans exemple dans les catacombes : on la retrouve dans l'épitaphe des martyrs Simplicius et Servilianus, publiée par Bosio *.
La crypte de S. Urbain n'a pas encore été reconnue : il est probable qu'elle est ensevelie sous les décombres, à peu de distance de celle des SS. Felicissimus et Agapitus : ainsi le veut, en effet, l'ordre adopté par l'auteur anonyme de la Notitia ecclesiarum, qui place le cubiculum de S. Urbain avant celui consacré par la sépulture des deux diacres de S. Sixte.
1. Scoperta d*un graffito storico, etc., p. 26, a. Bosioy Roma sotttrranea, p. 2^,
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II. La basilique de Pétronille, le tombeau des SS. Nérée et Achillée et les sépultures des Flaviens au cimetière de Domitille*.
Si intéressante que soit la découverte qui vient d'être racontée, elle pâlit auprès de celles dont la première annonce était apportée par VOsservatore romano du 18 mars 1874. Par la lumière nouvelle qu'elles jettent sur le cimetière auquel est resté attaché le nom impérial des Flaviens, elles rendent plus évidentes et plus certaines les notions que nous avons données, dans le ir chapitre de cet ouvrage*, sur la conversion au christianisme de membres de la plus haute aristocratie romaine dès le r»" siècle, et permettent de répondre aver plus d'assurance aux objections récemment formulées à ce sujet.
§ I*'. Découverte et histoire de la Basilique,
Le lecteur sait que la plupart des catacombes romaines ont été formées de plusieurs areae sépulcrales, d'abord isolées, puis peu à peu réunies par des galeries intermédiaires. Déterminer chacun de ces centres historiques, reconnaître les limites dans lesquelles ils avaient été primitivement renfermés, puis suivre le travail des excavations postérieures qui ont relié Tune à l'autre et comme enveloppé dans un commun réseau les areae d'abord indépendantes, telle a été Pœuvre entreprise par le commandeur de Rossi, et dans laquelle son frère Ta si utilement secondé". En décrivant, pages 103-108, la catacombe située prés de la voie Ardéatine, au lieu appelé Tor- Marancia, et désignée maintenant par le nom de Domitille*, nous avons eu surtout en vue la région de cette catacombe à laquelle donne accès le vestibule monumental découvert en 1865', et qui formait primitivement un hypogée séparé. Un autre hypogée, relié au pre-
1. BulUttino di archfologia cristiana, 1873, p. 160; 1874, p. 5-35, 68-75, ia2-ias, et tav. I, III, IV, V ; 187$, p. $-77, ettav. I, II, III, IV, V. a. Pages 48-56.
3. Voir, comme exemple, l'histoire du développement du cimetière de Calliste, p. 1 78-191.
4. Bosio la désigne sous le nom erroné de Calliste, et le plus grand nombre des peintures publiées depuis le siècle de Bosio jusqu'aux travaux de M. de Rossi comme provenant du cimetière de Calliste, appartiennent à celui de Tor-Marancia.