‹ Rome souterraineChapitre 309 sur 326 · Corpus inscr. lat,, t. II, p · texte numérisé non relu

Corpus inscr. lat,, t. II, p

Digiti

et Domitien. Après le meurtre de cet empereur et la chute de la dynastie des Flaviens, les deux jeunes princes, rendus à la vie privée, reprirent sans* doute leurs anciens noms : qui sait, dit M. de Rossi, si le Flavias Sabinus enterré avec sa sœur dans ce vaste et antique loculus n'est pas soit Tun d'eux^ soit un de leurs descendants ?

Cette inscription avait déjà été vue, en 1741, par Marangoni, qui en publia une copie incorrecte : une autre, copiée par lui dans le même lieu, et dont l'original n'a pas été retrouvé, était consacrée à <t>A. nTOAEMAIOC HP KAI OYAHIA KONKOPAIA Qyili^,^Fl,Ptolemaeus et Ulpia Concordia^ sa femme: M. de Rossi interprète par presbyter le sigle OR placé après Ptolemaeus : il s'agit probablement ici, soit d'un parent ou allié, soit plus probablement d'un client ou affranchi de IsLgens Flavia : le cognomen Ptolemaeus indique une origine égyptienne, et peut-être le prêtre inconnu dont parle cette épitaphe avait-il été affranchi par un des Flavii Titiani, qu'un lien de parenté semble avoir rattaché à la descendance des premiers Flaviens : trois Flavii Titiani furent préfets d'Egypte entre 126 et 215. •

Le nombre des fragments épigraphiques trouvés dans les ruines de la basilique depais le commencement des fouilles se montait, en 1875, à plus de sept cents. Je ne veux plus citer que deux des inscriptions publiées par M. de Rossi dans son Bulle ttîno. L'une, qui peut se placer entre le iv« et le vi® siècle, a été découverte en 1854 : elle constate qu'Aurelms Victorinus a vendu un emplacement sépulcral à Aurelius Laurentius ^ et que cette vente a été transcrite par Aurelius Constantius, A cette époque, les/ossores des catacombes étaient en possession du droit de vendre les concessions funéraires * ; il semble que, par exception, le contrat dont il s'agit ici soit intervenu entre les membres d'une même famille :^ peut-être les membres de la gens Aurélia conservèrent-ils, pendant de longs siècles, le privilège d'être enterrés dans le lieu consacré par la sépulture de leur illustre parente Aurélia Petronilla.

L'autre inscription est l'épitaphe de Pascentius lector de Fasciola^ à laquelle on peut joindre celle mutilée d'un certain Basiliusj ayant appartenu, en qualité de prêtre ou de ministre inférieur, au môme tùulus de Fasciola, L'église des SS. Nérée et Achillée sur la via nova^ près des thermes de Caracalla, était connue sous ce nom, dont l'origine est assez obscure : si Ton se rappelle que , à partir du

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