‹ Rome souterraineChapitre 46 sur 326 · I. Orelli · texte numérisé non relu

I. Orelli

a. Mort, S. Ignat.j 9'.

3. En Grèce, on appelait également ^tvioia les sacrifices offerts le jour anniversaire de la naissance du mort. — Hérodote, IV, a6.

Digiti

Pères ont fait ressortir la beauté*. L'inscription de Lanuvium contient un long or do cœnarum^ ou liste des repas et des fêtes du collège : — VIII Idus Martias natqli Cœsenni patris... XIII K. Sept, natali Ccesenni Silvani fratris.,, XIX Jan. natali Ccesenni Ruffini patroni municipi... ■ Substituez à ces noms, dit M. de Rossi, ceux d'un Calliste, d'un Sixte, d'une Agnès, et vous aurez l'antique /<?rm/ chrétien*. • L'anniversaire de la dédicace d'un sanctuaire ou d'un martyrium pouvait être également célébré sans sortir des habitudes des collèges; on lit sur une inscription païenne récemment découverte : Natalis monumenti V. Id. Maias. Les repas de corps que nous voyons prévus avec tant de soin dans les statuts du collège de Lanuvium, et qui se donnaient dans cette schola ou cella si bien meublée dont fait mention le testament de Bâle, furent sans doute l'origine de cette charitable et fraternelle institution des agapes, qui joua un si grand rôle dans TÉglise chrétienne, et qui finit par se rapprocher tout à fait des réjouissances païennes, lorsque, déviant de son but primitif, elle dégénéra en ces scandaleuses orgies qui excitèrent la réprobation des Pères du v® siècle. A une époque où la persécution maintenait aux mœurs fraternelles des chrétiens leur pureté . originelle, dans les dernières années du iii« siècle, on trouva, lorsqu'on fit, par l'ordre de Dioclétien, l'inventaire

1. Il fut d'autant plus facile à TEglise de se servir de ce mot, que, ^hez les païens eux-mêmes, on le détournait souvent de son sens primitif et on l'employait à désigner toute espèce d'anniversaires. Les légions avaient leur natalis signorum ; le jour où l'empereur était monté sur le trône s'appelait natalis purpura j par opposition au jour de sa naissance, natalis genuinus. De même, dans l'antique liturgie chrétienne, à côté du natalis sancti Stcphanij jour anniversaire de son martyre , on célébrait le natalis reliquiarum sancti Stéphanie jour anniversaire de la découverte et de la translation de ses reliques, dont a tant parlé saint Augustin. Dans le calendrier de Polemius Silvius (448), le 23 mars, jour consacré par l'Église à honorer l'institution de l'Eucharistie, est appelé natalis calicis^ et la fête de Noël natalis Domini corporalis, — Corp, inscript, lat.^ t. I«', p. 339, 357.

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