Perret, Catac, de Rome ^ t. 1, pi. Lxxvii
Digiti
ii6 ROME SOUTERRAINE.
recevant le jour par des luminaires. Un grand nombre de loculi avaient conservé leurs inscriptions, presque toutes grecques, ornées de symboles primitifs, et composées avec ce laconisme qui, dans Tépigraphie chrétienne, est un signe irrécusable d'antiquité. « Là, dans ce souterrain, dit M. de Rossi, je conçus la méthode qui devait diriger mes travaux : une vive clarté illumina mon esprit : et je mûris le dessein de la nouvelle Roma sotterranea^. » Les fresques qui furent découvertes dans un cubiculum voisin de Tambulacre étaient de nature à entretenir l'enthousiasme du jeune archéologue. Elles représentaient des scènes de l'histoire évangélique, si rares dans Tart des catacombes. On y distinguait, au milieu d'autres sujets devenus méconnaissables, THémorroïsse aux pieds du Sauveur, la Samaritaine, les soldats frappant avec un roseau la tête couronnée de Jésus*. Ces peintures, d'un excellent style classique, avaient certainement été tracées à la fin du ii« siècle ou dans les premières années du iii*^ : elles étaient les plus anciennes que l'on eût encore découvertes dans les catacombes, puisque Tambulacre du cimetière de Domitille n*a été fouillé qu'en 1865. Postérieurement à l'époque où il fut orné de fresques, le cubiculum que nous décrivons avait été profondément creusé, et au-dessous du niveau primitif avaient été pratiqués des loculi. Parmi les inscriptions recueillies dans cette crypte, M. de Rossi cite la suivante
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ft Puisse Urania, fille d'Hérode, avoir un sort heureux • î n