‹ Roméo et JulietteChapitre 2 sur 34 · ANTONIO · texte numérisé non relu

ANTONIO

Le jour est encore loin de paraître!.. . Voici îe moment où j'ai promis à Juliette, à Aîberti, Ecuyer de Romée^ de me trouver au pied de la muraille des jardins du palais ... lî n"est pas encore venu... Je iv'ai pas entendu le signa! . . . Ah ! Juliette , Juliette .... combien votre passion vous aveugle ! Oubliez-vous que Théobaid étoit i*ami , le neveu de votre père? , .. Vous voulez dans son palais même , recevoir celui qui lui perça le sein ! Romeo ! que fa rigueur des loix poursuit . . . Roméo ! qui dans un instant va s’éloigner de Véronne , peut-être pour toujours ! Ah ! Juliette , vous qui m'êtes aussi chère que ma propre fille , puisque ma femme vous a nourri... Ce que nous allons hasarder

est cou^bie est dhine hardiesse qui fait frémir ....

Mais votre passion ne connaît point de loi ... . En donnant les mains à vos projets , peut être aurai- je au moins ie bonheur de diminuer vos dangers . . . Depuis trente ains mes soins,, ma vie appartiennent à votre famille. Ah î qu'au prix de mon sang je préserve votre honneur Ss vos jours i

f En ce moment U §e fuit un grand siknte , Antonio prUê

loieilky et l i n entend frapper distinctement trois coups à uîiê petite porte qui donne sur k Théâtre J. ^

J^entends le signal convenu, c’est Alberti.

( Alberti chante sans être vu , derrière le mur J,

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