C A P U L ET
Tremble , malheureuse !
“‘Juliette.
APPiVisEZ- vous , mon père ; J’embrasse vos genoux-
V^us n’avez plus de père.
Je ne suis rien pour vous;
O P tj R A."
Qui trahit sa famille ,
A ce doux nom de flie Alors doit renoncer.
Juliette.
Ciel ! pouvez-vous penser Ce qu’en votre colère Vous osez prononcer.
( Elle se précipite an - dei>ant de son père , qui veut sortir Ecoutez-moi, mon père.
Capulet. ‘
Non, je n’entends, plus rien;
Vous fûtes tout mon bien 5 L’espoir de ma vieillesse ;
Mais vous glacez ma tendresse ,
Mon cœur ne sent plus rien.
Eh bien ! parlez : que faut-il faire?
Capulet.
Vous rendre aux vœux de votre père ^ Prenez Don Fernand pour époux ;
Roméo tombe sous ses coups.
Juliette.
Ciel! ô ciel! le puis-je , mon^ père ?
J’attends la mort que je préfère.
Capulet.
Se révolter.
Me résister !
Juliette.,
La mort, j’ose le répéter,
Est pour moi cent fois préférable A ce lien abominable.
Enumhlt
ROMÈOs,ET JULIETTE;
Barbare fiïfe ! injuste sort î Je n^’ai pius d^’espoir que ia mort*
O Roméo! que je déteste;
Le peu de force qui me reste Me sert encore à te haïr :
Oui , oui, ce cœur veut te haïr Jusques à mon dernier soupir.
Injuste sort! fifîe barbare I Vois ce que ton cœur me prépare De larmes, de tourmens affreux;
f il la repousse et son ) Jamais ne parais à mes yeux.
Juliette.
Barbare pere ! injuste sort!
je n ai plus d espoir que îa mort,
O Don Ferpand ■ que je déteste;
Le peu de force qui me reste ^
Me sert encore te haïr:
Oui, oui, ce cœur veut te haïr Jusques à mon dernier soupirr Injuste ^ort ! père baibare !
Vois ce que ton cœur me prépare De larmes , de tourmens affreux.
( Juliette reste presque éusmuîe.-J O ciel ! il échappe à mes yeux.
Cehas a tout entendu sans être vu des Acteurs, mais seulement apperçii des spectateurs. Au moment oiï Capület sort , il court à Juliette qui est tombée sans corinoissance ; il la relève et l asseoit sur un. JautcuiU JLe morceau de musique continue toujours.
EnseïïihU-