JULIETTE, ROMÉO
Juliette.
G’est lui .... Ciel ! aurai-je la force de soutenir cet înstans mêlés d’horreur et de charmes?
Roméo.
fl
Ah! Juliette, je ne me connais plus ....où suis je? .... Où mon sort conduit- il jnes pas?.... Quoi?... je te vois, nous sommes seuls, je puis te serrer dans mes bras, les voiles de la nuit nous cachent à tous les yeux, et mon cœur se brise!.... Et ces momens sont un supplice affrçux ! .... ,0 Juliette! mon amie! jure -moi que les persécutions, que tout le pouvoir de ton bar- '
Lare père ne feront rien sur ton cœur Ah! si
jamais l’absence diminuait.
^îo ROMÉO ET JULIETTE;
^ Julie t te, ' ^
Arrête, Roméo! ne commets pas un crime, ensoim-
çonnant ta Juliette Si cet odieux mouvement a pu
Battre un instant dans ton cœur.... reste ici; perdonsnous tous les deux.... je consens à Uexposer' pour partager la destinée qui t’attend. ^
Roméo.
Que ta famille demande la destruction de la mienne que ton père veuille disposer de ta main, que Je sa» lut de i état y sou attaché; Roméo, cher h Juliette sera plus tort que la haine des Capulets, que la volonté de ton pere, que l’Etat lui-même Mais c’est
pour se qLfitter...pour s’arracher l’un h l’autre, que i on ne trouve plus de force ni de résolution. Théobald! ..... Ah I pourquoi ce fer , au lieu de trancher tes jours ” n a-t'ii par fini les miens? , ^
lu LIETTE, ûprès un moment de silence.
Roméo , si je te suivais.... si je m’unissais à ton sort .
Que m importe ma gloire? tout mon être n’est -il
pas à toi
Roméo, avec transport. '
espoir?. ... if se pourposer..... te perdre!.... abuser de ta foibiesse i Cette idee me rappelle à mon devoir.... Adieu .. .. ie roimH de mpi-meme. Juliette, ii faut nous séparer. ^
Juliette.
^ Cécile veille pour nous près de ces lieux: n*» crains nen .... reste encore. ’
Roméo.
^ Laisse - moi fuir de ce, séjour*
Ecoute l’allouette; elle annonce le jour.
Juliette.
Mon, lion; ce doux accent d’amour Du rossignol peint la tristesse ;
lî rappelle sa maîtresse.
Peux-tu te méprendre à ce chant?
Il est si tendre , si touchant.
Roméo.
Ah! eache-moi ta tendresse: ^
L’honneuf parle, il me presse.
Juliette, il faut nous séparer.
Juliette.
Quoil tu veux me désespérer ?
Roméo.
Ah! Juliette, je vois l’aurore Qui rougit la cîme des monts.
Juliette.
Non , non , et n’est pas elle encore ; Et trop tôt nous nous séparons :
Cher Roméo , la lune se retire ;
Et, dans l’excès de ton délire ^
Pour le jour tu prends sa ejarté.
Roméo.
Ah! si mon cœur t’a résisté, *
Tu sais cê qu’il m’en, a coûté.