‹ Romeo et JulietteChapitre 13 sur 25 · ROMEO, A L B E R I C · texte numérisé non relu

ROMEO, A L B E R I C

Al b e r i c.

U vas-tu? Suis mes pas, crains d’entrer en ces

lieux.

Je veux voir Juliette , & mourir à fes yeux.

As-tu donc oublié que ta main meurtrière,

Vient préfque en ce moment de la priver d’un frere f Que ton épée encore eft teinte de ion fang?

Romeo.

Par pitié, cher ami, plonge-la dans mon flanc.

Quitte au plutôt ces murs; ta douleur indifcrette.

Du crime de ta main inilruiroit Juliette.

Qu elle ignore du moins dans cet événement.

Que Ton frere a pc ri des coups de fon amant:

Mais q el b n.ieur, ami, que a bonté célefte.

M’ait feui rendu témoin d’un combat fi funefle?

A ce trouble in >ui , ne t’aOan donne pas.

Romeo.

Penfes-tu que fa fœur furvive à fon trépas.

F ns de tes ennemis l’implacable colere.

Romeo.

Tu fais que fans fa mort, j’allois perdre mon pere.

Que

TRAGEDIE

Que c’efl: à ce prix féal que j’ai pu le fauver. Malheureux !

Il n’efl plus ; longe à te conferver.

Capu’et ou fa fille à l’inflant va paroitre,

Da trouble de tes fens , fonge à te rendre maître. Romeo.

Ah! je la vois, fortons.

( Albéric fort. )

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