SCÈNE IV
JULIETTE, seule.
Dieu! quel frissOQ court dans mes veines I Si ce breuvage était sans pouvoir I... Craintes vaines! Je n'appartiendrai pas au comte malgré moil
Cadiant le poignard dans son sein.
Non ! ce poignard sera le gardien de ma foi!
Amour, ranime mon courage, Et de mon cœur chasse l'effroi!
Hésiter, c'est te faire outrage!
Trembler est un manque de foi!
Verse toi-même ce breuvage!...
Roméo, je bois à toi !
Après aroir Tersé le contenu du flacon dans une eonpe, elle s'arrCia
Ah!... si demain pourtant, en ces caveaux funèbres. Je m'éveillais avant son retour!.. Dieu puissant! Cette pensée horrible a glacé tout mon sang !
Que deviendrai-je en ces ténèbres , Dans ce séjour de mort et de gémissements Que les siècles passés ont rempli d'ossementi Où Tybalt, tout saignant encor de sa blessure,
Prâ9 de moi, dans la nuit obscure.
Dormira?... Dieu! ma main reocontrera sa main!
Avee égarement.
Quelle est cette ombre à la mort échappée?
C'est Tybalt!... Il m'appelle!... Il veut de mon chemin Écarte** mon époux, et sa fatale épée...
Non!... fantômes disparaissez!
Dissipe-loi, funeste rôvel Que l'aube du bonheur se lève Sur Tombre des tourments passés!.*.
Saltlisant la eoape.
• Amour, ranime mon courage l Et de mon cœur chasse l'effroi !
Hésiter, c'est te faire outrage!
Trembler est un manque de foi I Verse toi-même ce breuvage !
Roméo, je bois à toi!
EUe boit. — Gertrude parait an food suivie de jeunes QUes. Juliette va à leur rencontre et sort avec elles. — La décoration change à Tue.