ACTE FUEMIER
A son approche, la coquette Rêve d'atours et de toilette ; Lo courtisan fait la courbette; Le poëte rime ses vers ; A Tavare, en son gîte sombre, £IIje offre des trésors sans nombre Et la liberté rit dans Tombre Au prisonnier chargé de fers!
Lo soldat rêve d'embuscades, De batailles et d'estocades; Elle lui' verse les rasades Dont ses lauriers sont arrosés ; — Et toi qu'un soupir effarouclin.
Quand tu reposes sur la couche, vierge, elle efûeure ta b«ucho.
Et le fait rêver de baisers !
Alab, la reine des mensonges,
Préside aux songes; Plus légère que le vent Décevant, A travers Tespace, A travers la nuit, Elle passe 1...
Elle fuitl...
ROMÉO
Eh bien!... que l'avertissement Me vienne de Mab ou d'un autre, Sous ce toit qui n'est pas le nôtre, le me scnii attristé d'un noir pressentiment.
MBRGUTIO.
la Irisles^e, je le devine,
Est de ne pas trouver ici ta Rosaline ; Cent autres dans ce bal te feront oublier
Ton fol amour d'écolier I Viens I...
ROMÉO^ regardant au dehors.
Ahl voyez I*.
MBRGUTIO.
Quoi donc? .
EOMBO.
Cette beauté céleste Qui semble un rayon ns la nuiti
MEEGUTIO.
Le porte-respect qui la suit
Est d'une beauté... plus modestel
ROMÉO
trésor digne des cieux!
Quelle clarté soudaine a dessillé mes yeuxT Je ne connaissais pas la beauté véritable 1 Ai-je aimé jusqu'ici?...
IIERGUTIO, en riant, & BenTolio et aux antres Jeunes fviii*
Bon! voilà Rosaline au diablel Et nous avions prévu cecil
On la congédie
Sans plus de souci;
Et la comédie
Se termine ainsi I
TOUS, moins Roméo, à demi-rolx, et en rivit
On la congédie Sans plus de souci |
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