SCÈNE IV
ROMÉO, MERCUTIO, BENYOLIO, et qaelqae.-DU de leurs amis.
MERCUTIO
La place est libre, mes amis!
Pour un instant qu'il soit permis D'ôler son masque !
ROMÉO
Non !•.. noni vous l'avez promis Soyez prudents 1 nul ne doit nous connaître.
Quittons cette maison sans affronter son maître.
MERCUTIO
Bah I si les Capulets sont gens à se fâcher, C'est lâcheté de nous cacher,
Ffhppant sur son èpée.
Car nous avons tous là de quoi leur tenir tête 1
ROMEO
Mieux eût valu ne pas nous mêler à la fête l
MERCUTIO
Pourquoi ?
ROMEO
4'ai fait un rêve!
^OMÉO ET JULIETTE.
MBRCUTIO.
présage alarmant!
La reine Mab t'a visité?
Comment?*
MBRCUTIO.
Mab, la reine. des mensonges,
Préside aux songes; Plus légère que le vent Décevant, A travers l'espace, Â travers la nuit.
Elle passe I...
Elle fuit!...
Son char, que l'atome rapide Entraîne dans Téther limpide.
Fut fait d'une noisette vide Par Ver-de-Terre, le charron; Les harnais, subtile dentelle, Ont été découpés dans Taile De quelque verte sauterelle Par son cocher, le moucheron ; Un os de grillon sert de manche  son fouet, dont la mèche blanche Eï^t prise au rayon qui s'épanchB De Phœbé rassemblant sa cour; Chaque nuit, dans cet équipage, Mab visite sur son passade L'époux qui rôve de veuvage.
Et ramant qui rêve d'amour 1
GooqIc