SCÈNE XI
Les Mâmes, La Nourrice.
ul nourrice.
Madame, votre mère veut vous dire un mot.
ROSléo, à It noorriee.
Quelle est sa mère?
LA. NOURRIŒ.
Beau cavalier, sa mère est la maîtresse de ce logis, et c'est une bonne dame, sage et vertueuse. J'ai nourri sa fille, avec qui vous causiez; je peux vous garantir que celui qui l'épousera pourra se vanter d'une bonne fostune.
BBNVOLIO.
Allons, Roméo, partons, le bal tire à sa fin.
ROMÂO.
Ohl je crains bien qu'avec lui ^ne finissent aussi ma paix et mon repos.
OAPULET.
Arrêtez, cavaliers, ne songez pas encore à nous quittes : Nous avons ici quelques rafraîchissements...— Vous
18 ROKio BT lULISTTB
le ^VTOlez donc absolument? ÂllonB, je toi» i^rads grÂw à tous; honnêtes cavaliers, bonne nuH. — Apportes plus de flambeaux. — Allons, allons donc cherdiernos lits; «di! par ma foi, aux hmiières, je Tots ^'U se fait taiâ. Je Tais aussi aller me reposer, (iff wrtoat.)
JVUETTB.
Approchez, nourrice, dites-moi, quel est ce cavalier,
Iiâ, NIHiUHIOSw
Cest le fils de Thérîtier du vieux Tiberîo •
juLBErns.
Quel est celui qui vient de sortir dans la moment?
LA NOT7RRK».
C'est, je crois, le jeune Pétruceio.
juLivns.
Et eelui qui le suit, et qui d'abord ne voulait pas danser?
LA NOURRIOB.
Je ne le connais pas,
Allez, demandez son nom. — S'il est marié, je crains bien que mon tombeau «oit mon lit nuptial.
LA NOURRICE, rcTenant.
Son nom est Roméo : c'est Montaigu, le fils unique de votre plus grand ennemi.
Mon amour est donc né au sein de ht haine... Ah! je Tai vu trop t6t, celui que je ne connaissais pas, et je Fai connu trop tard! Cest pour mol une étrange destinée d*amour, quH me faille aimer un ennemi détesté.
LA MOmOSTOB.
Que iSsiez-vous làT que disiez-^vousT
Je répétais un vers que je viens d'apprendre du cavalier avec leqaèl j'ai dansé, (une toIx dun nmérieaT sppen*
Joliette. )
LA ITOURRiCS.
Tout à l'heure, tout à Theure I (a jaUeUe.) Venez, sortonsj tous les étrangers sont partis.