I. Cnzetlc (les Trihunau.i. fO dccoiubre
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En présence des nombreuses défections qu'il constatait autour de lui, le causeur choyé par tant de maîtresses de maison, reconnut qu'il était l'heure de la retraite. D'ailleurs son estomac fléchissait à nouveau et les maladies jadis imaginaires commençaient à se rapprocher de la réalité. \J Almanach des "^o.OOO adresses où depuis 1827 il figurait comme comte de Coiisen-Courchamps , 352^ rue Saint-Honoré, ne mentionne plus son nom à partir de 1845. Définitivement installé aux Néothermes, il passait presque tout son temps au lit, affublé d'un costume tenant de Ui concierge et de la douairière, et finissant peut-être par se croire réincarné dans le corps de la marquise de Créquy.
Les dernières années furent tristes. Quelques fidèles venaient encore le voir, lui rapporter les cancans de la ville et entendre ses épigrammes qu'il décochait comme Ton prend une potion quotidienne; mais un jour, usé, perclus, il se réfugia à l'Institution Sainte-Périne. C'était le 16 octobre 1849. Hélas ! le séjour dans cette résidence ne devait pas être long et le 30 décembre suivant, M. le comte de Courchamps y rendait l'âme à l'âge de soixante-six ans*.
I. Quant au lieu où décéda Courchamps, les auteurs ont fort palauf^é. Roger de Heauvoir (Les Soupeurs de mon temps) écrit : f( Il alla mourir près de Poitiers dans un établissement de sœurs «|u il connaissait. «Charles Homey \Uommes eL choses île divers temps) dit : « Il est mort rue Oudinot, 1*J, dans la maison des Parères Saint- Jean-de-Dieu. » Le comte Raoul de Croy {Etudes et croquis biographiques) voulant redresser cette dernière erreur, en commet une autre : « C'est à tort (juo Ch. Romey assure (jue Causen a succombé dans la maison des Frères de Saint-Jean-de-I)icu : il sollicita son entrée à Thôpital de Blois pour y niourir. » Seul le bibliophile
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« Ses autographes étaient précieux et en grand nombre. 11 avait une patience énorme; celle des notes. En rentrant chaque soir, il écrivait tout ce qu'il avait entendu dire, tout ce qu'il avait deviné, et Dieu sait la quantité de renseignements qu'il aggloméra... Il gardait toutes les lettres, le moindre papier ayant quehjue importance ; aussi a-t-il laissé en ce genre des trésors. » La comtesse Dash qui parle ainsi [Mémoires des Autres) agissait en connaissance de cause puisque Courchamps avait été son premier guide dans la vie littéraire. Roger de Beauvoir dont il était l'ami, affirme aussi (ju'il avait des documents rares, des lettres miraculeuses, des correspondances secrètes en rames. Quelle mine jiour un Iiistorien anecdoti(|ue ! Mais où la découvrii? N'oici la note (jue \)uh\i'A[[V Intermédiaire des Chercheurs du 10 août 1875.
«... Tous les papiers de Courchamps se retrt)uverent a|)rès 1854 dans les mains de ses nièces, M""' du Hautvillers, (jui les possèdent encore en partie. Les |)lus importants étaient ccu.x-ci [nta-t-on dit).
1" Papiers de Cagliostro. Le comlc de (lourrhamps les aurait tenus du baron de Hreteuil, ancini ininislro de Louis \\\. Tnc romanciiTc hitMi cnnnu»'. hi comtesse l)asl\. les aurait «Mnj»ruiil»'s jtour \ puiser dt\s sujets de roman, mais, pai'aît-ii, on ne h's l'etrouva point dans sa succession.
2" Mémnirrs du comte de Courchufu/ts. Us sont <»n
Jarol) [Hnujnies et (Irrouvrrtt's bioijraphtqtirs^ a Irouv»* 1 rxartitud»» en lai.'^.inl ltt^|)a.><sfr (It»urtl»;imp.N {i Saiiitt'-INriniv On peut >'on assurer on ronsultanl lo^ n^'islros de cotte institution.
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plusieurs cahiers, et m'ont paru ùlre des souvenirs personnels assez piquants. Plusieurs cahiers ont été empruntés ; les uns par la romancière précipitée qui s'en servit pour fahriquer entre autres histoires, celle de Mademoiselle Robespierre, les autres par des personnes curieuses d'y lire des détails inédits et souvent peu flatteurs sur des membres de leurs familles appartenant pour la plupart àla noblesse du P' Empire. Peu de ces cahiers, sinon aucun, n'a reparu. Ce qui reste du tout est intéressant. Je ne sais s'ils n'ont pas été vendus.
3*^ Une caisse pleine de lettres et de billets dont plusieurs sont signés de noms célèbres. On ferait, je crois, d'excellentes trouvailles dans ces paperasses.
4° Enfm, il y avait, paraît-il, encore beaucoup d'autres papiers sur lesquels seules les nièces du comte pourraient fournir des données spéciales. Ils consistaient; je crois, en composition diverses, vers et prose.
Baron De Saint-Frusquin.
Le personnage caché derrière ce pseudonyme n'a pas vu les documents, il répète un simple renseignement. On sait que les papiers de Cagliostro sont une imposture, les Mémoires de Courchamps ont disparu, ses élucubrations littéraires n'ont qu'une valeur bien mince, il reste la caisse pleine de lettres et de billets dont le contenu doit être curieux. Qu'estelle devenue... si elle existe? Car il faut toujours se méfier des caisses ou cassettes mystérieuses signalées dans les héritages. Le tiers qui informa le baron de
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Saint-Frusquin n'était-il pas gascon ou marseillais ? En tout cas ce n'est pas du côté de la famille qu'on découvrira une solution.
Courchamps lép^ua son infime avoir à sa sœur, M"" Thouault du Hautvillé ^ qui habitait alors Blois, rue du Foin n" 86. Modeste et douce, celle-ci ne possédait qu'une petite rente lui permettant d'élever avec peine ses filles ; les jours dans cet intérieur se traînaient calmes, monotones, paisibles, et l'une des rares distractions était d'aller passer la soirée cbez un voisin, M. de Préville. Souvent M""^ du Hautvillé avait apporté là quebjues feuilles manuscrites qu»' lui envoyait son frëre, et M. de Préville, homme très cultivé et beau diseur, donnait lecture de ces pages sous la clarté de la lam[)e Carcel. M'"" du Hautvillé laissa pour héritières ses deux filles (|ui lui succédt rcul dans la propriété des autographes hy[)othéli(|ues. L'uih» fut internée dans un asile d'aliénés, et l'autre, Marie- Antoiiuitte-Charlotle, mourut le M) jaiuifr 1SS7 à Hlois où elle \iv;iil des re\(Muis (|u<' lui rapjun'lait un clu'lir capital de :2().()()(l francs et d'uin' allocation de bois sur (ihamhoid, allocation tju flic tenait de la lil)(M'alil('' du Piincc. Dans 1 nucnlan'c (|u on tit après son (l(''C(>s tiguraicjit sculcnuMit ccsli\rcs pi'ovenant i\v l'oiudc (lourclianips " :
\. Ntki Mnrir-Frant.'oiso Cousin dt» ("ouirhamps, mari»'o îl Frauç()isllip|)i>lyl«« riiouauU dit «lu llaiilvilU". La laïuillt' Thouaull prétendait vtMiir d'iriando rt drsrindre ilfs ducs d"Aij;uill(>n ^>ualre de st'S rt>pi('si'ntanls olilinrcnl par «li'orot du 8 dcccnil>rv' 1S()*J lo droit tl ajoulor à leur nom oolui do Du liautvillé.
i. Ktudt» (lo M» Hitjuois, notaire à Hlois.
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Plusieurs romans.
Un extrait de la g^énéalogie de la maison de Mailly, de 1757. I
Les Montmorency de France et les Montmorency 1
d'ii'lande.
Titres de la maison du Haniel.
Généalogie de François le Lieurs, chevalier, marquis de la Grang-e.
M"^ du Hautvillé désigna comme légataire universel M. l'abbé de Préville, chanoine de Blois, avec charge après lui de distribuer sa succession à différentes œuvres religieuses. Aidé de son frère, M. de Préville ouvrit la seule caisse qu'il trouva, caisse d'ailleurs fort exiguë. Elle renfermait des papiers de famille sans intérêt, une dizaine de feuilles raturées et éparses formant le brouillon des Souvenirs de la marquise de Créquy, une plaquette : Généalogie de Lubersac, et une quantité considérable de vieilles factures acquittées, surtout de l'établissement des Néothermes \ Faut-il donc croire que les archives secrètes de Courchamps ne représentent qu'une légende? Faut-il penser que M"" de Hautvillé peu fortunée les vendit à quelque chercheur avisé ? Impossible de répondre. Toutefois, je me console de ce buisson creux et j'engage les curieux à faire comme
1. Je liens les renseignements ci-dessus de M. de Préville auquel je dois mar([uer ma gralilude. A la mort do M"» du Hautvillé, M. de Préville dé|)ouilIa lui-mrme avec son fn-re l'abbé les papiers de la succession. Ils n'y dénicbcrent rien d'intéressant. M. de Préville se rappelle avoir vu chez son grand-père un jour le comte de Courchamps vêtu d'un habit bleu.
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moi. Si, par extraordinaire, on découvre jamais un dossier ou une correspondance, il sera prudent de se rappeler les impostures de Marius et nul ne devra s'étonner d'y voir un billet galant de M""- de Pompadour à Napoléon ou une lettre de Louis XIV à M. le comte de Courchamps.
INDEX ALIMIABÉTIQLE
Abbatucci (Général), 136.
Aberdeen (Lord), 85, 86.
A branles (Duchcsso d'), 63, 181.
Acton, 35.
Adélaïde (M»»), 101, 2UU.
Agamcmnon. 115.
Agié, 163.
Aguado, 55.
Aiguillon (Ducs d"), 245.
Albon (Vicomte d'), 5.». 57.
Allard du ClioUct (Comte), 96.
Altarochc, 43, (iS.
Alton-Sliée (Comle d), 55, 56, 57.
ApptTt, 1 ;{<■>,
A(iuitaine (tléonore d), iii.
Arago (Jac(|ucs), 36.
Ar(;ay (Jo.scph d"), 138.
Argout (d'). »2, 4.>.
AristoU'. 48.
Arliiicourt (Vicomte d). 126, 217.
Artois (Comte d), 173.
Avrillon (.M"»). VM\.
Bacon. 97.
Uacot. 16i. 167.
Baillard, 7.
Bal/ac. 175.
Banville (Théodore de). 90.
Barras, 216.
Barrot (Odclon), 102.
Bassanvillo (M™* de), 56, 1 »2.
BaulTremont (les), 200.
Haussot (deh 63, 176.
Hautain, 138.
Bayard, 8, 75. Bazin, 152.
Beauliariuiis (Fanny de), 208.
Heaumanoir, 221.
Beaumont-Vassy (Vicomte do),
Beauv(dr (Roger de), 11, 38, 58,