Gazette des Tribunaux, l'S novembre
COURCIIAMPS l'il
seulement au mois de décembre 1844 qu'elle sortit de ce maquis procédurier. Les odres de Courchamps furent déclarées nulles comme insuffisantes, en môme temps qu'il était débouté de sa demande *.
Ce troisième monolithe qui, du firmament littéraire, dégringolait sur l'auréole de Marius, allait la mettre en pièces. Le public, d'abord amusé des anecdotes spirituellement racontées par l'imposteur, tendait à croire que celui-ci se moquait de lui. Sans doute il n'avait pas tort. On avait pardonné les Soîivenirs de la marquise de Créqiuj à cause de leur int»'rêt, on s'était étonné de voir les Méfuoires de Cagliostro copiés sur des romans oubliés, on avait ri du Val funeste si drôlement démasqué par le Nafionaly on s'oifuscjuait de l'histoire des Lettres édifiantes. Peu à peu les amis s'égrenèrent, les salons se fermèrent, les bureaux de rédaction restèrent clos, les invitations à dîner devinrent rares et certains ne se génèrent pas j)()ur raconter lout haut ce (ju'on murmurait. A vrai dire, le vieux sanglier acculé savait faire tête de façon cuisante. Une dame sui* le retour (jiii avail encore des pi'éh'nlions, se fardait cl poitail perru(jue blonde, glissa perlidenirnt (lt'\ant le plagiaire : (( 11 est inadmissible (ju un cciiNain de talent métlioci'e et sachant mal tcnii- une plume se pare île celles du paon. » — « Clerlaineinent . Madame, répondit (iOUi'chamj>s avec un <lou.\ siuirir«\ c'est ciunnu* une femme (jui met des taux <'lie\t'U.\ ! »