C^OUS C^'IT^^OC^S TLUS
MON frère aimé, mes doux amis Depuis si longtemps endormis Sous l'herbe du vieux cimetière, C'est Pâques : le bois feuille encor Et frissonne dans la lumière; Ah! rouvrez donc votre paupière, Retournons dans ce frais décor...
Écoutez! Les cloches appellent...
D'un arbre à l'autre s'interpellent Grives et merles et coucous.
Tout n'est que vie et qu'allégresse.
Éveillez-vous et dressez-vous : Allons au bois, après la messe.
Chercher des nids, sans peur des loups.
Allons chercher des nids, mon frère, — Non comme jadis pour soustraire Aux couveuses leurs oiselets, Mais pour admirer, dans la mousse, Sur la branche où la feuille pousse, Leurs chaumières ou leurs palais De fin duvet ou d'herbe rousse...
En route, amis! — Et, tout d'abord.
Sous ces houx à l'abri du nord Regardez, presque à ras de terre;
Quoique vêtu comme un notaire, Entre deux couplets de chan^son, Le merle, devenu maçon, Bâtit son nid en grand mystère.
Entrons au bois; les veux en l'air I Entendez là-haut ce chant clair!
C'est l'alléluia de la draine :