AU LIEU DE : LISEZ
la France l’illustre
la France, l’illustre
messages
messagers
du Puv
du Puy
J.-A. Thou
J.-A. de Thou
lascivites
lascivetes
les deux poetes
Ronsard et Caro
d’un poeme
d’un beau poeme
une epoque
une epopee
l’invenzionne
l’invenzione
(plus haut, p.)
(plus haut, p. 95)
dern. 1.
exerience
experience
Dcfference
Deffence
nomo
uomo
Pacal
Pascal
je t’arde
ne t’arde
telles
tels
belleza
bellezza
trier
tirer
AVANT-PROPOS
Le titre dc cet ouvragc ne doit induire personne en erreur. Nous nc comptons pas discuter les arguments soutenus, des jpo.2, par M. Paul Laumonier contre I’hypothese d’un sejour de Ronsard en Piemont1. Nous tenons, an contraire, pour dcsormais etabli, jusqu’a preuve evidente du contraire , que jamais Ronsard n’a ete en Italie.
Le probleme que nous essayons dc resoudre cst le suivant:
Quelle place revient a Ronsard dans I’histoire du rayonnement des lettres francaises en Italie, depuis 1550, date de son premier recueil, jusqu’ci nos jours ? 2
Notre effort ne s’est pas borne a cliercher des faits nouvcaux pour les enregistrer a cote de faits dejd connus. RTous avons tente de re placer les uns et les mitres dans le vaste cadre de la civilisation italienne. Celle-ci, esperions-nous, allait nous fournir des indications precicuses sur les circonstances qui aiderent ou contrarierent la fortune de Ronsard en Italic, d un moment ou a un autre de la longue periode qui s’ecoule de 1550 d 1925.
Notons quelques-unes dc ces circonstances : ce sont, par
1 P. Laumonier, La jeunesse de Pierre de Ronsard (Revue de la Renaissance, janv., fev. 1902). — Claude Binet, La Vie de P. de Ronsard. edition critique par P. Laumonier, Paris, 1909, p. 79.
2 Les quatre premiers litres des Odes de Pierre de Ronsard, Vandomois. Ensemble son Bocage, Paris, 1550.
AVANT-PROPOS
exemple, les obstacles qui s’opposbrcnt parfois a l’ entree des livres Strangers dans la PSninsule, la tournure d’ esprit, les relations, le credit des Frangais vivant an dcla des Alpes cu des Italians sejournant chcz nous, la correspondance entre les aspirations dc 1’ Italic ct les formes artistiques realisces par la Pleiade, la solidarity qui unit, d certaines heures, Yltalie et Ronsard denigres par les memos adversaires, Yinteret que pouvait tromoer Y amourpropre dc nos voisins a vanter on a rabaisser noire poesic, les avantages qu’apportbrcnt sans doute a la memoire de Ronsard les progres immense s de la critique historique dans le pays de Carducci.
C’est avec des lumieres de ce genre que nous avons voulu eclairer not re route.
Si nos preoccupations ont etc legitimes, si le reve car esse nest pas purement chimerique, notre Ronsard en Italie pourra servir, an moins dans une modeste mesure, d deux fins:
1) II apportera des elements nouveaux a qui veut se renscigner sur la fortune des outrages de Ronsard au deld des Alpes.
2) II aid era, semble-t-il, a mieux comprendre Yliistoire de la pensee italienne.
Des six chapitres qu’il comprend les quatre premiers se groupent ensemble ; its ont pour oh jet les cinquante dernieres annees du xvie siecle et le debut du xvn®. Le chapdre v conccrne la fin du xvii® et le xvm® tout entier; le chapitre vi, le xix® siecle et notre epoque.
Parmi les rcprochcs qu’on nous adresscra ne figurera pas, esperons-nous, celui d’ avoir congu et compose trop hativement ce livrc. Les passages consacres d Ronsard dans Irois de ' nos ouvrages publics en igop, ipio, ipiq, prouverl- que, depuis
AVANT-PROPOS
longtemps, nous songcons a plusieurs des questions que le present essai vise a elucider \
Nos recherches se sont poursuivies autrefois a Grenoble, plus recemment a Strasbourg et d Paris, d toutc epoque en Italic. Nous les avons faites, en general, nous-meme; a I’occasion, nous n’avons pas manque de rccourir a dc bous offices dent nous gardons un souvenir reconnaissant. Messieurs Albano Sorbelli, directcur dc la Biblioteca comunale deH’Archiginnasio, de Bologne, Nardini, directeur du Liceo Musicale dans la memc ville, Antonio Bosclli, directcur dc la Palatina a Panne, Fcrdinando Neri ct Francesco Picco, profcsscurs aux Universitcs, Pun de Turin, 1’ autre de Genes, Henri Bcdarida, professeur d Vlnstitut frangais de Florence, voudront bien trouver ici nos rcmerciemcnts les plus cordiaux.
Adrcssons aussi un tres affcctueux souvenir d nos deux collegucs de VUniversite de Strasbourg, MM. Ernest Hccpffner et Henri Tronclion; Us out eu le courage d'aff router la lecture de notre manuscrit ; Us nous out fait dc precicuses suggestions mises d profit dans cct ouvrage.
Enf in, nous nc saurions terminer cet avant-propos sans tourner notre pcnsec la pins amicalc vers les homines qui, avee un inlassable devourment, assument la lourdc responsabilite de diriger la commission des publications de notre Facultc des Lcttres.
Strasbourg, i" octobre i925.
Gabriel MAUGAIN.
1 Etude jur I’evolution intellectuelle de ITtalic de 1657 d 1750, Paris, 1909, pp. 262-3, — Document i bibliografici e critici per la storia della fortuna del Fcnclon in Italia, Paris, 1910, p. 136, — Giosuc Carducci ct la France, Paris, 1914, pp. xxxvni, lx, lxvii, lxxxi, cxliii, 44, 89, 112.