‹ Ronsard en ItalieChapitre 59 sur 113 · J’aime la douce rage D’amour continuel · texte numérisé non relu

J’aime la douce rage D’amour continuel

Quand d’un mesme courage Le soing est mutuel.

Heureux sera le jour Que je mourray d’amour.

Bella sovra le belle,

Che’ 1 sol negli occhi mostri.

Baciami e i baci nostri Sian quanti ha in cielo stelle,...

Ah 1 die piu neghittosa Languir in sen mia vita...

Ma taci, lingua ardita,

C'h’ il mio ben dorme e posa.

Ahl come ancor nel sonno Ferir quegli occhi ponnol

Ma vuoi tu ch’ io gli baci, Cor mio, per fargli aprire?

Ahi ! per farmi morire Dormir ti fingi e taci.

Deh ! pria ch’ io mi consumi, Apri quei due bei lumi.

Bella nemica mia,

A miei spirti meschini Dai tuoi dolci rubini Aura odorata invia.

O bella, o cara bocca,

Qual gioia il cuor mi tocca !

Non e mortal possenti Frenar voglia e favori,

Se giunti in un due cori Vivon tra fiamme ardenti.

Deh ! venga ormai quell’ ora Che ben amando io muoia.

Dans la Continuation dcs Amours (1 555) Ronsard imprima un sonnet ou Cupidon, apparaissant sur la mer, remplit de crainte un dauphin riche d’exerience \ Ce poisson donne l’alarme a la

Ronsard, CEuvrcs, t. I, p. 189.

reine des ondes. La deesse gourmande le petit dieu, qui la tranquillise. Le poeme entier n’est qu’un madrigal en l’honneur de Marie, la femme alors chantee par Ronsard. Nous le reproduirons, puis nous en rapprocherons des vers curieux de Chiabrera.

Amour voyant du C'iel un pescheur sur la mer,

Calta son aile bas sur le bord du navire :

Puis il dit au pescheur, Je te pri’ que je tire Ton reth qu’au fond de l’eau le plomb fait abysmer.

Un Dauphin qui sgavoit le feu qui vient d’aimer,

Voyant Amour sur l’eau, a Tethys le va dire :

Tethys si quelque soin vous tient de nostre empire, Secourez-le ou bien tost il s’en va consumer.

Tethys laissa de peur sa caverne profonde,

Haussa le chef sur beau et vit Amour sur l’onde.

Puis elle s’ecria : Mon mignon, mon nepveu,

Fuyez et ne bruslez mes ondes, je vous prie.

Ma tante, dit Amour, n’ayez peur de mon feu,

Je le perdis hier dans les yeux de Marie.

Chiabrera s’empare de ce theme pour celebrer la belle Leonora Ferrera. Il en tire un conte que nous reproduisons, en supprimant quelques parties ou se donne trop libre cours sa facile exuberance.

L’altr’ ier per lunga via Amor se ne venia Sulle piume leggiere,

Bramoso di vedere Il bel regno dell’ acque In che la madre nacque...

Era oggimai vicino,

Quando un lieve Delfino,

Che gia sent! nel core Dell’ amoroso ardore,

Sen corse alia Reina D’ogni Ninfa marina:

POEMES DE RONSARD IMITES PAR CHIABRERA

O Reina Anfitrite,

Diss’ egli, udite, udite,

Risco, ch’ io vi rivelo:

Amor sceso dal Cielo Spiega le piume, e viene Ver queste vostre arene.

Or se a lui si consente Recar sua face ardente * In questi umidi mondi,

Onda per questi fondi Certo non sia sicura Da quella fiera arsura.

A1 suon di queste voci...

Si condusse la Diva Sulla marina riva;

Ivi poi con la mano Fea segno da lontano A1 nudo pargoletto,...

E cosi gli dicea A che pur or discendi Ne’ miei liquidi campi?...

Ed Amor le rispose :

O Reina del mare,

Per Dio non paventare;

Cessa i nuovi timori,

Che quegli antichi ardori,

Che quegli incendi miei Tutti 1’ altr’ ier perdei Su i liti Savonesi La della face ardente Oggi fatta e Signora La bella Leonora1.

Chiabrera, Delle rime , t. II, p. 159.

l5o RONSARD EN I TALI E

Carpe florem. ' — Que de poetes avaient deja rapproche la beaute de la femme et celle de !a fleur!1 Mais notons-le bien, car c’est la un detail essentiel : Ronsard se distingue de tous ses devanciers en ce qu a la place d'un recit, il a mis une action * 3. II a compose un petit drame en trois scenes. La premiere commence par l’invitation

Mignonne, allon voir si la rose Qui ce matin avoit declose Sa robe de pourpre, au Soleil,

A point perdu cette vespree, ;

Les plis de sa robe potirpree,

Et son teint au vostre pareil

Dans la deuxieme scene, le poete constate que la rose a dessus la place

Las, las, ses beautez laisse cheoir.

Enfin Ronsard se retourne vers Mignonne. et lui developpe ce conseil interesse :

Cueillez, cueillez vostre jeunesse.

Chiabrera lui aussi compose une action et non une narration. II divise son poeme en trois parties et interpelle des le debut la femme qu’il veut convaincre 3. II deroule d’abord devant elle le double spectacle imagine par Ronsard. Voici la violette au lever du jour:

1 P. Laumonif.r, Ronsard, poete lyrique, pp. 580 et suiv.

3 Id, p. 589.

* Seulement il ne lui donne pas de nom.

POEMES DE RONSARD IMITES PAR CIIIABRERA

La violetta,

Che in sull* erbetta Apre al mattin novella, Di, non e cos a Tutta odorosa,

Tutta leggiadra, e bella?

Si certainente,

Che dolcemente Ella ne spira odori;

E n’empie il petto

Di bel diletto

Col bel de’ suoi colori,

Vaga rosseggia,

Vaga biancheggii Tra l’aure matutine'; Pregio d’Aprile Via piu gentile ;

Ma, che diviene al fine?

Voici maintenant la decadence de la fleur:

Ahi, che in brev‘ ora, Come l’Aurora Lunge da noi sen vola, Ecco languire,

Ecco perire La misera Viola.

Enfin, ecoutons la moralite qui termine 1’odelette :

Tu, cui bellezza,

E giovinezza Oggi fan si superba; Soave pena,

Dolce catena

Di mia prigione acerba,

Deli con quel fiore Consigiia il core Sulla sua fresca etate, Che tanto dura L’alta ventura Di questa tua beltate.

Des ressemblances de details font encore mieux ressortir la parente des deux -oeuvres. Les mots qui. de part et d’autre, commencent la deuxieme partie, se correspondent :

Las! ?,’oycz comma cn pen d’cspacc, Ahi, che in brcv’ ora,

Mignonne, elle a dessus la place Ecco languire Las, las, ses beautez laisse cheoir ! Ecco perire

La misera Viola,

« L’age » de Mignonne « fleuronne en sa plus verte nouveaute», la jeune amie de Chiabrera est « sulla sua fresca etate ». Les deux auteurs finissent leurs poemes, Fun sur le mot « beaute », l’autre sur le mot « beltate », avec deux pensees tout a fait pareilles : la femme et la fleur passent avec une egale rapidite :

Cueillez, cuedlez vostre jeunesse : Deh con quel fiore

Comme a ceste fleur la vieillesse Consiglia il core,...

Fera ternir vostre beaute. Che tanto dura

L’alta ventura Di questa tua beltate.

Le vin. — Deja maint poete de l’antiquite greco-latine avait celebre les heureux effets du bon vin, mais la litterature italienne, loin de recueillir et d’enrichir cet heritage, semblait presque l’ignorer. Elle comptait fort peu de vers consacres au jus de la vigne : une canzone de table remontant au xme siecle, le chceur des Bacchantes dans YOrfco de Politien, les Beoni de Laurent le Magnifique b

Enfin, Chiabrera vint. Si on en juge par les cinquante-trois pieces qu’il a reunies sous le titre de Vcndernmie di Parnaso et par quelques autres, ce fut un insatiable buveur. Tous les pretextes lui sont bons pour vider son verre et pour recommencer de suite. II fait chaud : buvons ! II fait froid : buvons ! Voici avril : buvons ! Bacchus rajeunit le occur et lui rend la faculte d’aimer; il inspire la muse du poete; il apporte un remede aux chagrins

1 Gaetano Imbert, Il Bacco in Toscana di Francesco Redi e la poesia ditirambica. Citta di Castello, 1890, pp. 16 et suiv.

POEMES DE RONSARD IMITES PAR CHIABRERA

lS3

d ’amour et a tous les soucis ; il eveille la joie, il seme l’esperance : buvons !

Bacco d’ogni piacer volge le chiavi,

Fondator di speranze Rallegrator di danze,

Disgombrator d’ornei ;

Quinci de’ pensier miei Il vo’ gridar Signore1.

En compagnie d’Amarilli ou d'lella parees de fleurs, au bord d’un clair ruisseau, a l’ombre d’un bois touffu ou au coin d'un bon feu, selon les saisons, un sage n’a besoin de rien autre pour completer son bonheur, sinon de bon vin.

De qui procede Chiabrera? Les accents bachiques des Alcee, des Anacreon, des Horace pouvaient, a la rigueur, parvenir directement a ses oreilles. Mais on est fonde a se demander s’ils ne lui ont pas ete comme recommandes par un intermediate francais. En effet la chanson a boire tient une place considerable dans l’ceuvre de Ronsard. On a pu appliquei a cet ecrivain des paroles ecrites a proprs d’Alcee : « S’il s’agit de trouver les motifs, il n’est jamais a court. Ouelque temps qu’il fasse, quelque circonstance qui se presente, c’est toujours pour lui une raison d’emplir sa coupe »

Unis par ce gout commun pour le bon vin, les deux poetes se rencontrent, en outre, parfois, dans la manitre meme de chanter Bacchus.

On sait que, parmi les Gayetez de Ronsard, se trouvent Tes Bacchanalcs ou le folastrissime voyage d’Hercueil, pres Paris,

1 Delle Rime di Gabriello Chiabrera, parte 2a, Le Vendemmie, V. “ P. Laumonier, Ronsard, poete lyriqtte, pp. 617 et suiv.

dedie a la joycitse troupe de scs compaignons, fait l’ an 1549 \ C’est le recit d’une excursion. II commence au reveil de Ronsard et de ses compagnons, a la pointe du jour. II se termine le solr, quand « la nuict sombre pleine d’ombre vient les montagnes saisir». Preparatifs de depart, description du paysage, precautions contre la chaleur, chasse aux papillons, arret devant un ruisseau, eloge de Dorat, salut a Arcueil : tels sont les elements qui forment presque les quatre cinquiemes du poeme. Le reste, consacre a Bacchus, est la partie qui nous interesse ici, car elle frappa vivement I’attention de Chiabrera. II ne la perdit pas de vue lorsqu’il composa trois de ses Vendemmie, a savoir l’odelette « Damigella Tutta bella », le Ditirambo all’ uso de’ Greci, la canzonetta dediee a Benedetto Castelli1 2.

a) Damigella Tutta bella. — Dans ce poeme de Chiabrera et dans les Bacchanales de Ronsard, l’invitation a remplir les coupes se fait sur le meme ton :

16, gan;on, verse encore, Damigella

Que j’honore D’un sacrifice joyeux Ceste belle onde verree, Consacree

Tutta bella

Versa versa quel bcl vino Fa che cad-.

La rugiada, Distil’ata di rubino

Au plus gai de tous les dieux.

Le traitement que les deux poetes meditent d’infliger a leurs soucis est identique :

1 Ronsard, OEuvres, t. V, p. 213, t. VIII, p. 508. La partie imitee, d’apres nous, par Chiabrera, se trouve dans le Voyage d’Hercueil p.roprenient dit.

Le Cansonette, XLIII, XLVI, LIII.

POEMES DE RONSARD IMITES PAR CHIABRERA

.Te veux que la tasse pleinc Ogni noja

Se promeine Vien, che mo.ia

Tout autour de poing cn poing Aanegata quando io bevo

Et veux qu’au fond d'elle on plonge Ce qui ronge

Nos cerveaux d’espineux soing1.

Entre l’hommage que Ronsard, d’une part, Chiabrera de t’autre, imaginent de rendre a leurs belles, la similitude est frappante :

Ores, amis, qu’on n’oublie De l’amie

Le nom qui vos cceurs lia;

Qu’on vuide autant ceste coupe,

Chere troupe Que de lettres il y a.

Neuf fois, au nom de Cassandre,

Je vois prendre

Neuf fois du vin du flacon,

! Afin de neuf fois le boire Eil memoire

Des neuf lettres de son nom.

b) Ditirambo all’ uso dc’ Greci et canponetta a B. Castelll. — Une des Vcndemmic di Parnaso s’appelle Ditirambo alb uso dc’ Greci, nom que n’avait jamais encore recu aucun poeme italien tandis que Ronsard a laisse des « Ditbyrambes recitez a la pompe du Bouc de E. Jodelle, poete tragiques ». En debors du titre, le

1 Ronsard, CEuvres, t. VII, p. 507.

a Voir G. Imbert, II Bacco in Toscana, pp. 3 et suiv.

8 L’authenticite de ces Dithyrambes ne nous semble plus douteuse, apres avoir lu M. Laumonier, Ronsard, poitc lyrique, pp. 99 et suiv., 735 et suiv. — Par exception, nous renvovons a l’ed. Blanchemain des Gluircs de Ronsard (t. VI, pp. 358 et suiv.). Chiabrera nous semble avoir eu sous les veux le texte qu’elle reproduit plutot qu’un autre texte.

Di mia Diva,

Se si scriva

II lei nome, e con sei note; Or per questo Io m’appresto A lasciar sei coppe vote.

Ditirambo et les Dithyrambcs presentent deux particularites communes qui les rapprochent du genre grec auquel ils pretendent se rattacher: une grande liberte metrique et l’emploi de divers mots composes forges avec plus ou moins de succes : par exemple, « oeil taureau, rompe-soucy, bris’-ennuy, lierreporte », « spemallettatore, cacciaffanni, nubaddensatore, vinattingitrice 1 » .

Entre ce meme Ditirambo de Chiabrera et sa canzonetta a Bernardo Castelli d’une part, les Bacchanales de Ronsard, d’autre part, on peut faire plus dun rapprochement.

Des deux cotes se lisent des hommages a Bacchus qu’on invoque avec des « Evohe » ou des epithetes comrne « Pere, Nysean, Evien, Lyean, Eldean, Denys », « Padre Lieo, Niseo, Tioneo, Bromio, Leneo, Bassareo, Dionigi».

Meme opposition entre le poete adorateur de Bacchus et les ennemis du dieu 2 :

Ce n’est pas moi qui te taxe Roy de Naxe, D’esjarter le Thracien,

Ny d’avoir au chef la mitre, Ny le titre

Du triompheur Indien.

Figlio di Semele,

Chi non ti celebra

Ne’ golfi di Nereo possa affogar

Me per tal colpa

Non vedra mri dolente

Lo spezzantenne, e formidal mar.

II faut d’ailleurs reconnaitre que les deux caracteres signaies plus haut se relevent aussi dans le Dithyrambe de Ba'if a la pompe du bouc d’Estienne Jodelle. (BaIf, CEuvrcs, ed. Marty-Laveaux, t, II, 209).

Chiabrera, notons-le, n’a pu se laisser influencer par des textes grecs, car il n’etait pas helleniste. Voir G. Bertolotto, G. Chiabrera ellenista? Genova, 1891 et II Chiabrera davanti all’ ellenismo ( Giorn . ligust. XXI, 271) * Ditirambo all’ uso de’ Greci.

POEMES DE RONSARD IMITES PAR CHIABRERA

Meme protestation de vouloir toujours demeurer fidelement au nombre des compagnons de Bacchus :

Parmy la barbare Thrace,

A la trace

Je suy tes pas desrobez...

Advienne qu’orne de vigne Je trepigne

Toujours, vaillant Evohe !

Et que je danse sans cesse, Par ta presse1,

Au son du cor enroue.

Meme effet attribue a une le soleil double:

Evohe, pere, il me semble...

...que je voy, d’un ceil trouble Le ciel double Doubler un autre soleil.

Evoe Padre I.ieo, . . .

Ecco io seguo i tuoi vestigi.

Evoe futto ederoso,

Pampinoso ;

Ecco movo i nassi erranti,

E di nebride coperto,

Nel deserto

Vo’ cantar fra le Baccanti2.

bonne beuverie : qui a bien bu voit

Ma com’ e, ch’or io rimiri,

Che si giri

Pel lo cielo un doppio sole ? 8

Meme hommage rendu a Bacchus pour l’allegement et la quietude qu’il apporte aux antes :

L’heureuse vigne feconde Alma vite, onde vien fuore

Dont le monde II licore

Est si doulcement tente; Da bear le nostre vite3 4.

Qui comme une aspre guerriere Ei [Racchus] spemallettatore

1 Par ta presse, c’est-a-dire au milieu de la foule qui se presse autour de toi. Le mot presse a ici le meme sens que dans ce vers de Racine (Bri tannicus, V. 5) :

D’une odieusc cour j’ai traverse la presse.

Chez Chiabrera, le chant parmi les Bacchantes, qui escortent Bacchus, correspond cliez Ronsard a la danse de la foule qui escorte le dieu.

3 Le Vendemmie, n° XLVI, al signor Bernardo Castelli.

3 Id.

4 Id.

En arriere

Chasse des hommes bien loing, Non I’amour doulcement vaine, Mais la peine,

Mais le travail et le soing.

Meme superiority attribute a vichesses :

Sans toy je ne voudrois estre Dieu ne maistre Des Indiens, ne sans toy De Thebes Ogygienne,

Terre tienne.

Je ne voudrois estre roy...

Sans toy, qui nos soins effaces De tes tasses,

Pere, Evien, Lyean !

Mette in fuga le noje;

Egli vitichiomato A se chiama le gioje...

Regni Bacco il cacciaffanni...

Ei fa tornar nelle stagion Canute L’allegrezza de’ freschi anni1.

Bacchus sur les honneurs et les

Che quando bevo, allotta

Io divengo felice.

Piropi di Pegu,

Yene di Potosi.

Sollevo gridi. e chiaramente ii dico, Di voi non mi cal piu :

E te, sangue Ottomano,

E sangue di Ouirino,

Prendo a scherno altresi :

Meme dedain pour l’amour qui n’est rien en comparaison du vin :

Latssons au logis les femmes... Bella Filli, e bella Clor?

Mais animons ces bouteilles, Non piu dar pregio a tue bellezze

[e taci,

Che se Bacco fa vezzi alle mie

[labbra

Fo le fichc a’ vostri baci.

sis >):

Sans doute, en cherchant bien, on n’aurait pas grand’peine a montrer qu’a peu pres tons les themes bachiques examines jttsqu’ici n’etaient pas nes de l’inspiration originale de Ronsard et qu’avant lui, d’autres ecrivains les avaient traites plus ou moins

1 Ditiravtbo all’ uso del Greet. De meme, pour les deux passages suivants.

Page 1