‹ Ronsard lyrique et amoureuxChapitre 23 sur 33 · ODELETTE · texte numérisé non relu

ODELETTE

[ES Muses lièrent un jour De chaisnes de roses, Amour, Et pour le garder le donnèrent Aux Grâces et à la Beauté, Qui voyons sa desloyauté, Sur Parnasse T emprisonnèrent.

Si tost que Venus V entendit, Son beau ceston elle vendit A Vulcan, pour la délivrance De son enfant, et tout soudain Ayant V argent dedans la main, Fist aux Muses la révérence.

Muses, Déesses des chansons, Quand il f au droit quatre rançons Pour mon enfant, je les apporte :

Délivre^ mon fis prisonnier.

Mais les Muses Font fait lier Dune autre chaisne bien plus forte.

Courage doneques, amoureux.

Vous ne sere^ plus langoureux, Amour est au bout de ses ruses :

Plus n oser oit ce faux garson Fous refuser quelque chanson, Puis qu'il est prisonnier des Muses.

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