Bl., VI
3. V. l'ode à Paschal Tu me fais mourir de me dire, et l'épigramme Toujours lu me prêches, Julien, parues dans les Meslanges.
DE l'OEWRE lyrique DE RONSARD 141
Folastries et se réhabiliter auprès des chastes oreilles * ; puis, après ces pages, où il consacrait « pour jamais » son éloquence à la gloire du Christ (vrai serment de poète !), il composait V Hymne de Bacchus, qui est de laulomne de 1334. Bien mieux, il se vantait de pouvoir lour à tour, avec autant de succès, « emboucher la trompette guerrière » et « pinceter le lue amoureux », comme en lémoigue dans le 2' Bocage la curieuse Elégie à Cassandre, dont nous reparlerons tout à l'heure -.
Aussi, quand parut la troisième édition des Quatre premiers livres des Orfes à la fin de janvier 1533 3, Ronsard y inséra-t-il vingt pièces nouvelles, dont la moitié est de ton grave et l'autre de ton léger, très probablement avec l'intention de rendre évident le parallélisme de ses deux manières. Les voici, dans l'ordre où il les rangea parmi les autres:
1 . — A Martial de Lomenie * : Quand l'homme ingial feioil tous les jours
sacrifice (Bl., IV, 301. - M.-L., II, 229).
2. — Au Roy : Comme on voit la navire alendre bien souvent (II, 172. —
3. — A LA RomE : Mère des Dieus ancienne (II, 177. — II, 236).
4. — \ MoNSiEiR LE Dauphin ' : C^ue pourroi-je, moi François (II, 181. — II,
5. — A Monsieur d'Orléans '' : Prince, In portes le nom (II 190. — II, 250).
6. — A Monsieur d'Angoulesme ' : Tant seulement pour ceste fois (II, 197. —
1. V. ci-dessus, p. 105. Cel hymne, que Ronsard dédia en 1554 à Odet de Coligny, « lors archevesque de Toulouse, son Mécène )), fut commencé dès la deuxième moitié de 1553. Denisot applaudit celui qui, « de vain poète et d'amant misérable », se faisait ic le harpeur de Dieu » ^Bl , V, 168).