‹ Ronsard, poète lyriqueChapitre 129 sur 509 · Ibid..p · texte numérisé non relu

Ibid..p

6. Bl., II, 19. — M. L., II, 73. — La comparaison du début est paraphrasée d'une

longue en manuscrit, car, si l'on en rapproche la pièce initiale du livre III, vraie dédicace aussi :

Comme on voit la navire atendre bien souvent ..,

on s'aperçoit que celle-ci est la continuation de celle-là; il y a suite dans les idées et dans la métaphore, dans le rythme et dans les rimes, et la date d'apparition est la même. Au moment de l'impression, Ronsard pensa sans doute qu'il devait placer une ode -4m Roy en tête de ses deux derniers livres, ainsi qu'ill'avait fait en 1530 pour les deux premiers. Ne s'y était-il pas alors engagé ' ? lit cet engagement ne fut-il pas renouvelé précisément en 1555 dans Y Hymne de Henry II - ? Mais se trouvant pris de court, Ronsard se contenta d'insérer au début du livre IV une odelette .4(1 Roy de 24 vers, qui célébrait Montmorency, Gaspard et Odet de Coligny bien plus que le roi lui-même •*, et, pour commencer dignement la série de ses odes à la famille royale, il n'eut qu'à dédoubler sa longue dédicace et à placer la deuxième partie au début du livre 111, en lui donnant le nom d'ode, bien qu'elle fût composée d'alexandrins à rimes suivies.

Quoi qu'il en soit, cette dédicace générale faisait, ainsi que les sept premières odes du livre III, adressées au roi, à la reine, à leurs fils, à leurs lilles, à la toute-puissante favorite, un singulierconlraste avec la dédicace du 2^ Bocage à Pierre de Paschal. Le poète qui, deux mois auparavant, se piquait de la plus farouche indépendance à l'égard des Grands, et n'aurait pas voulu, disait-il, rien « mandier » chez eux.

Car leur faveur n'est perdurable

Et leurs 'oiensfaicts sont inconstans ',

venait maintenant « sacrer son œuvre aux pies du roi » et adressait au Jupiter de France la plus humble des prières. 11 demandait sans

pièce de MaruUe à l'empereur Maximilien (Epigramnia/a, liv 111, n" 3) ; le reste contient des imitations d'Horace (début de l'épître à Auguste), de Tibulle début du panégyrique de Messala , d'Ovide Philémon et Baucis, et de Callimaque fin de 1 Hymne à Jupiter).

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