id., p. 178, note 4, et p
(). Ihid-, p. 177. Elle est de slructuie identique à celle de VUde en dialogue des Muscs et de lîonsard. qui terminait le Qualriénie liure des Odes.
PK l'iIRI VHK LYUlniF, DE RONSARD !97
pourquoi faisait-il exception pour Y Epilafc de François de Bourbon ? Puisqu'il la conservait aulivre II des Odesln" 19), il devait logiquement, semble-t-il, traiter de même les trois autres, qui valent celle-ci et valent mieux. Je vais plus loin : puisque Ronsard gardait parmi les Odes cinq pièces strophiques, mais irrégulières, du 1"" Bocage, il était mal fondé à ne pas classer avec elles VEpilafe d'Arluse de Vemon et surtout Y Amour oi/seau, qui sont aussi strophiques, et beaucoup moins irrégulières qu'elles '.
A part ces contradictions, ou ces oublis, qui disparurent dans les éditions postérieures -, il faut remarquer l'effort très visible de Ronsard pour grouper ses œuvres par genres dans les deux premiers tomes, formant les deux premiers volumes de son édition collective, et dans le quatrième tome, qui ne contient que des Hi/mnes. Il avait adopté dès 1550 la théorie de la distinction des genres, établie à la fois sur le fond et sur la forme des poésies ; il l'appliqua avec une assez grande sûreté déjà en 1360, et c'est précisément le deuxième volume, celui des Odes, qui est le plus homogène. Si l'on y peut relever quelques signes d'indécision et de tâtonnement, si par exemple telle ode y est encore intitulée hymne ^, si le mol elenii' est parfois confondu avec le mot chanson (comme ailleurs il sert à dénommer des épîtres qui n'ont rien d'élégiaque) ^ si même certaines odes sont de simples épiircs en longs vers à rimes plates ■'', — c'est plutôt exceptionnel ; et j'avoue que je suis beaucoup plus frappé de cet effort de cohésion que du hasard, qui, selon M. Froger, aurait présidé à la composition de cette édition. En 1560, dit-il, Ronsard ne s'est pas soucié plus que par le passé d'un classement méthodique ^'. ,1e suis d'un avis tout opposé, et je vois une nou-
1. Si Hoiisard a conservé parmi ses Odes cinq pièces du 1'' Bocage « non mesurées à la l^re », c'est qu'elles étaient néanmoins strophiques. Au contraire, la Prière à Dieu pour la famine fut rejetée dans les Poèmes parce qu'elle était à la fois astrophique et inalternée, véritable monstre au point de vue du rj'thme.
2. En efVet, la chanson Qui veult sçavoir Amour et l'amourette Or que Ihyver furent jointes aux autres chansons dès loti?. h'Epilafe de François de Bourbon fut jointe aux autres épitaphes en 1578. Enfin les cinq pièces irrégulières qui restaient du !•''' Bocage furent supprimées en 1578 et 1581.