‹ Ronsard, poète lyriqueChapitre 196 sur 509 · Ronsard le constate dans l'épilogue · texte numérisé non relu

Ronsard le constate dans l'épilogue

4 .Marcassus dit avec raison que cette Bergerie i tient plus du Balet que de la \raie

218 GENÈSE ET ÉVOLUTIOIV

politique et morale, avec une foule de détails gracieux et pittoresques, en un style simple et naïf iNotre poète, il est vrai, a imité d'assez près VArcadia de Sannazar dans le prologue, dans les descriptions du cerf d'Orléantin, du bouc d'Angelot, de la coupe de Navarrin, dans les chants d'Angelot (éloge funèbre et apothéose de Henri II) et de Navarrin (tableau de l'âge d'or) ; il s'est en outre souvenu de Virgile dans l'éloge delà France que prononce Margot, et un peu partout'. Mais il a fait là néanmoins une œuvre vivante, ingénieuse, personnelle, que Sainte-Beuve lui-même n'a pu s'empêcher d'admirer-. .\u reste, dans l'une des plus belles parties de cette œuvre (le n" i du tableau suivant), Ronsard a repris toutes les idées de son Jnstilulion pour I,' adolescence du Hoy Charles IX.

1. — Chœur des Berger[e]s. Si nous voyons entre fleurs et boutons (Bl., IV, 7.

2. — Chœur des Nymphes. Nous avons veu d'un prince la jeunesse (IV, 8.

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