Cf. B1.,1V
3. Le 26 février Trockraorton était réintégré dans sa prison de Saint -Gerniain. les négociations avec Elisabeth n'ayant pas abouti.
4. Corresp. de Catherine. — Recueil d'.A. .louan. — Mémoires de (^aslelnau.
5. Les premiers vers de la « chanson o d'Orleantin ne laissent aucun doute à ce sujet fBl , IV, 16).
6. Ronsard les met en scène très expressément, dans la distribution des rôles qui précède la pièce. Le fait n'a rien d'invraisemblable, surtout si l'on songe qu'un bon tiers de la Bergerie est consacré aux chœurs et à six autres rôles, dont quatre importants. De son côté Castelnau n'allirme-l-il pas que parmi les acteurs de la comédie de la Belle Gcnieure se trouvaient le prince Henri '12 ans^ et la princesse Marguerite
11 ans)'? La seule chose qui m'élonne, c'est que ni Castelnau. ni Abel .louan, ni Brantôme, ni aucun de ceux qui ont raconté les fêtes de Cour de 1564, n'a dit un mot de la l'ergerie de Ronsard
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succès diplomatique, complément du traité du Caleau-Cambrésis, en débarrassant le sol français de toute occupation anglaise, la Cour se rendit à Bar-Ie-Duc pour le baptême du fils de Charles II de Lorraine et de Claude de France. Une fois l'amnistie proclamée par Charles IX sur le conseil d'Amyot, son précepteur et grand aumônier, les deux Cours en toute sécurité prirent leur part aux fêtes données en l'honneur du nouveau-né (7 au 12 mai). C'est alors que Ronsard rima les deux groupes de sizains signalés aux n°'' 10 et 11. Ce ne sont pas de vraies odes, car s'il y a unité d'idée et de rythme dans les sizains de chaque groupe, il n'en est pas moins vrai que ces sizains restent indépendants les uns des autres et forment autant de piécettes monostrophiques *. Je les ai cependant mentionnés pour montrer une fois de plus combien Ronsard poète de cour ressemble à Marot et à Sainl-Gelais ; non Seulement il suit leurs mœurs littéraires, mais il s'assimile jusqu'à leur poétique, employant sans répugnance une forme de lyrisme qui leur était chère et que lui, en 1550, considérait comme un des plus sûrs témoignages de leur incurie ou de leur inhabileté. Quant au sujet de la mascarade où Ronsard fil parler les Eléments et les Planètes, nous le connaissons par R. Belleau, qui l'a décrit, entre autres, dans la « première journée » de sa Berfjerie. .le me permets d'y renvoyer le lecteur -.
Ronsard assistait vraisemblablement aux fêtes de Bar-le-Duc. Mais, quoi qu'en ait dit Binet, il ne suivit pas la Cour dans tout le reste de son voyage à travers les provinces de l'Est et du Midi de la France. \. preuve le poème des Xwx qui fit connaître vers le mois d'août l'état d'esprit des Parisiens aux voyageurs royaux >*, et l'élégie Comme une mère ardente en son coi(ro(/c, envoyée à Catherine de Médicis pendant qu'elle parcourait la Provence ou le Languedoc, dans les derniers mois de 1564*. « Malade et grison », cherchant la solitude et le repos, il laissa pour un temps « la Muse et son bal ». Arrêt d'environ un an s. Le 15 mars 1565 on retrouve sa trace au prieuré de St-Cosme-lez-Tours où il s'installe 'J, et c'est de là que, s'arrachant aux joies tranquilles du jardinage, il rejoignit la Cour à Bordeaux, à la tin d'avril, quand l'en-
1. Si Ton admet que ce sout deux odes, elles soQt irrégulières et non " mesurées à la lyre », car, dans l'une coinnie dans l'autre, l'ordre des rimes de même genre n'est pas toujours le même.
2. Œuvres de Belleau. éd iMartv-Laveaux, t. I, pp. 291 et 292.