‹ Ronsard, poète lyriqueChapitre 226 sur 509 · Ibid., p · texte numérisé non relu

Ibid., p

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inaladi'oits.ces imitateurs serviles et toujours portés ;\ copier les défauts du chef d'école, ou à lui en faire un mérite, avaient sans doute loué cette affectation de science, qui le portail à employer des expressions alambiquées, des motscomposés à l'instar des Grecs et des Latins, des tournures vieillies qu'il s'efforçait de rajeunir, ou des expressions nouvelles qu'il tentait d'impatroaiser dans la langue, /-'««s ses dernières années, alleinl d'une caducité précoce du corps et de l'esprit, il remania ses ouvrages. Devenu d'une piété méticuleuse , il en retrancha tout ce quipouvait avoir un peu de cette verdeur de langage que Ir français cependant tolérait encore; outrant son sgstème de grécisme et de latinismç, il introduisit partout oii il le put, à laplacede vers simples et naturels, des vers ridiculement ampoulés, ampullas et sesquipedalia verba. C'est ce que la comparaison du texte et des variantes prouvera surabondamment i. »

Ce ttejiir J-tfi^f-^-ertftti o n e s t pre^qu^-eaLièr emenLlissue. .d'.erreurs , et la dernière phrase est singulièrement démentie par les rares variantes que cet éditeur a publiées-. Blanchemain, la chose est certaine, a seulement délayé, en forçant la note, l'opinion de ses prédécesseurs ; lui-même l'avoue; « .le ne donne pas cette remarque comme m'appartenant ; des critiques plus compétents l'avaient faite avant moi. » Et il cite Sainte- Beuve et CoUetet '^ C'est encore de leur opinion qu'il s'autorise pour « replacer dans l'écrin les pierres plus ou moins précieuses que le poète en avait enlevées dans sa vieillesse, lorsque sa vue affaiblie ne lui permettait plus guère de distinguer celles qui avaient une valeur réelle décrites qui brillaient d'un faux éclat » ^. Enfin, dédiant son édition à Sainle-Beuve : « C'est grâce à vous, lui dit-il, que je rends aux lettrés d'aujourd'hui le poète jeune et amoureux qu'admirait la cour de Henri II, et non plus le ligueur caduc qui. avait beaucoup changé, corrigé, quelquefois gâté dans les éditions dernières faites sous ses yeux. Ce sont vos paroles; elles m'ont servi de guide... ^ »

On voit quelle estime méritent ces jugements de Blanchemain, fondés uniquement sur des jugements antérieurs, qui étaient eux-mêmes très sujets à caution. Il s'appuie aussi sur le témoignage de Binet, contemporain du poète et l'un des légataires de ses papiers, mais il

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