‹ Ronsard, poète lyriqueChapitre 248 sur 509 · Ibid. , 39, str. 10 = l'yth. II, str · texte numérisé non relu

Ibid. , 39, str. 10 = l'yth. II, str

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Le feuvre le charpentier '.

L'homme est fol qui se travaille Porter en la mer des eaus A Corinthe des vaisseaus, Et fol qui des vers te baille -.

Ailleurs, la réflexion, au lieu d'être comme celles-ci d'ordre pratique, s'élève jusqu'aux considéralions morales, et l'expression, tout k l'heure quelque peu j^rèle, s'élotTe et s'amplilie. Elle semble alors tomber de la bouche d'un prophète ou d'un prédicateur. Par exemple : Les dieux n'accordent leurs dons qu'aux âmes vertueuses ■". — Dieu rabaisse l'orgueil et rehausse l'humilité *. — Nous sommes des êtres éphémères, semblables à la lleur des champs •"'. — Nul n'est constamment heureux ; les hommes sont tous sans distinction le jouet de la Fortune et delà Mort '"'. — La prévoyance est un grand bien, mais souvent notre raison se trouble et s'égare ". — Personne ne connait le terme de sa vie ; la science de l'avenir n'appartient qu'à Dieu ^. — La Muse ne souffre pas que le souvenir de la vertu périsse ; elle fait de l'homme un immortel, et cela irrésistiblement parce qu'elle est fille de Jupiter ; autrement dit, la poésie, étant un don de Dieu, ravit jusqu'à lui l'àme du poète et celle des « vertueux » qu'il chante ".

1. lil., II, 105, sU-. 1 = Hés., Trnii. el Jfilirs, vers 25, cité par H. liii-nu'nie dans son Ahbvegé de VA. P. iBl. VII, 330 . Cf. Erasme, o/<. cii , à l'adage Figuhis figulo inuidet, faber fabro (pp. 70 et 71 .

2. Ibid.. 99, ép. 1. Ce proverbe a été surtout employé par les Latins Ovide, Tristes, \', (î, 43 ; Amours, II, 10, 13 ; III, 2, 3-1), ainsi que le proverbe analogue " porter du bois à la forèl ■> (Horace, Sal.. \, 10, 34 ; Ov., Ponliques, IV, 2. 13 ; Sid. Apollin., Lettres, 7, 13 . De leur côté les Grecs ne disaient pas seulement « porter des chouettes à .Athènes », mais encore « porter des poissons à I Hellespont ». On trouve ce dernier proverbe dans Arîstote, Lucien, Libanius. — Ronsard semble avoir aft'ectionné ces expressions proverbiales icf. BI. V, 322 b ; VI, 72) Il a pu s inspirer, dans l'application qu'il en fait, de ces ligues consacrées par Erasme à l'adage In sgham ligna ferre : ti Eadem ratione diciinus In mare déferre aqiiani : quorum utrunique nos in epigrammate quodam conjun.ximus,

Largiri numéros tibi, Petre, hoc est,

Sylvae ligna, vago mari addere undas.

L'irumque congruil cum lo, quod alio retulimus loeo, l'hilas Athenas. » {Op. cit. pp 247 et 24>!.)

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