Ibid.. 65-66. — Olymp. \'ll, str. et antistr
8. Ibid., 102 cf. pp. 133 et 254). — Olymp. II, antistr. 2 ; XII. antistr. 1 ; ,V«». XI, lin.
9. Ibid., 55, 62,67,94; 65.81,83, Si,, 106. ^ Xém. IX, début ; htU. \l, str. 3 ; 111, début ; Pyth. I, str. 3; Olymp. IX, ép. 1 ; etc. Cf. Hés., l'iiêoy., vejs 80 et suiv.
308 SOl'RCES ET ORIGINALITÉ
Enfin Ronsard, toul comme Pindare, prend la liberté de donner des leçons de prudence et de sagesse aux grands seigneurs et même aux rois. Parfois d'ailleurs il enveloppe dans des souhaits le conseil qu'il leur adresse, et souvent tempère par l'éloge ce rappel indirect au devoir '. >'a-t-il pas qualité pour un semblable ministère, puisqu'il est un vated, un interprète de la volonté divine"-'? 11 dit donc aux courtisans: Nous ne devons pas nous fier aux souilles incertains de la faveur et faire les superbes ^ ; ^ aux premiers du royaume : Vous devez fuir toute ambition démesurée et vous souvenir que vous êtes hommes* ; — à Henri II : Les rois ne valent que si à la puissance ils joignent la raison et la vertu ^ ; leur esprit de justice est un bienfait incomparable, mais leurs fautes sont d'autant plus graves qu'ilsont plus de responsabilité; qu'ils se gardent donc de prêter l'oreille aux mensonges des flatteurs '\ mais qu'ils récompensent leurs sincères et utiles serviteurs ''.
En somme, toutes ces pensées morales se ramènent à celle-ci, qui circule comme une vérité fondamentale à travers les œuvres épiques, didactiques, élégiaques, lyriques, l'histoire, le drame et la philosophie des Grecs : 11 ne faut pas que l'ambition passe les limites assignées à la condition humaine ; quiconque aspire a être un dieu doit s'attendre au sort de Sisiphe, de Tantale ou dixion, et si la Fortune est aveugle, elle n'en suit pas moins l'impulsion de la vengeance des dieux indignés (v;;jiéii;), frappantceux qui se sont renduscoupablesd'orgueil excessif et de violence injuste, ou dont simplement la prospérité est imméritée et insolente ( joptc). Mais l'une des originalités de Pindare est d'avoir ajouté à ce traditionnel article de foi sur les égarements et les disgrâces des hommes la croyance à leur immortalité, rendue possible par la gloire, faveur divine, récompense de leur volonté. Et il faut louer Ronsard d'avoir distingué cette idée maîtresse, d'avoir cherché à rendre sienne
1. Bl. II, Gn de VOde de la Paix [p. 40) el fin de lOde à Ch de Lorraine (p. 52) — Pylh. II, antistr. 2 ; III, anlislr. 3 et antistr. 5 ; VIII, antistr. 5 ; X, aniisir. 4 ; Olgntp. V, fin ; VII, fin; Kém. XI, En; Isth. IV, ép. 1 ; etc.