‹ Ronsard, poète lyriqueChapitre 321 sur 509 · V. ci-dessus, pp. 168 à · texte numérisé non relu

V. ci-dessus, pp. 168 à

3. Cf. Chainard, ihése lai , 62-B7 ; Laumonier, Rev de lu Renaissance, mai 1901 , p 263.

4. Livre III, ch. i — -P. Deimier, de son côté, après avoir énuméré dans son premier chapitre les 32 formes de poèmes français et avoir fait entrer dans cette énumération les Stances, VOde, puis la Chanson, annonce •< (ju'en la suite de son livre, il fera un discours particulier sur chacun de ces poèmes, afin de faire connaître la nature

DE RONSAPl) POÈTE LYKIOLE {Ode léf/rre) 429

11 faut arriver, pour trouver une délinition assez nette et complète, à r.4>/ poétique de Vauquelin, qui, tout en admirant les odes élevées de Ronsard, insiste avec une secrète préférence — on l'a justement fait remarquer' — sur la chanson et l'odelette, dont le caractère propre est de resjouir le lecteur par la peinture de lamour, des danses, des festins et des mille agréments de la belle saison,

Des ombrages, des prez, des oyseaux degoisans, Des épcsses forests, des sources gasouillardcs, Roullaiit sur le gravois leurs ondes babillardes ^.

Le spectacle de la nature printanière et même estivale rend l'âme joyeuse, gaillarde, exubérante. 11 incite le poète à la gailé, à la lasciveté, aux rêves amoureux. Il lui fait chanter en strophes légères la femme, la source, l'oiseau, la fleur. 11 est bien vrai que les festins et les baisers sont de toute saison, et que les poètes sensuels comme Pontano et Ronsard voient jusque dans les rigueurs de l'hiver une invitation aux ébats voluptueux^ ; mais c'est là une exception qui n'infirme en rien la règle : l'Ode légère est plutôt un produit des beaux jours.

et la juste règle qui se peuvent leiuaiquer et désirer en eux ». Mnis il n en a rien fait dans la suite de son livre (Acad. de rArl port., KilO,.

1. G. Pclissier. Introd. de son éd. de VArt poèt. de \'auquelin, Lv.

2. Art poët., I, 645-732 Cf.. Il, 855 62, passage sur les Baisers, Chansons. Airs et Amourettes. *

Boileau est encore celui qui distingue le plus nettement l'ode légère de l'ode grave; mais il tient trop peu de compte de IVlénicnt rustique, et ce qu il dit du " style impétueux •> de l'ode en général ne s'applique, en réalité, qu'à l'ode grave. En revanche, il consacre une vingtaine de vers au « vaudeville » et à la « chanson ». mais plus loin et bien à part, comme si ce n'étaient pas des odes légères, tantôt erotiques, tantôt bachiques ; il attribue d'ailleurs à ces variétés du genre lyrique un sens satirique et antireligieux, qu'elles n'avaientpoint au xvi*" siècle et qu'on chercherait vainement chez Marot.du Bellay, Ronsard, Baîf, Chardavoine. Tabourot, Jean le Houx.

3. Pontano, Aniores. lib. Il ; Friyore itiuitatiir ad l'ohiptaleiii. — Ronsard, l'amourette Or' que l'hyuer roidil ; les " gayelez » ^sseï vraiment on ne révère, et Jaqtiet aime aillant sa Robine.

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