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Bl., II

DE RONSARD POÈTE LYRIQUE {Odc léqcrp) 455

Les fontaines argentelettes Qui attrainent leurs ondelettes Par un petit trac mousselet Du creux d'un antre verdelet.

Les grans forestz renouvelées, Le solitaire des valides Closes d'effroy tout à l'entour, Furent cause de telle amour '.

Ailleurs il rêve de passer son existence aux côtés de Marie dans un BâP-3^*^ cliainpêtre, dont l'iicrbe drue..ie5..fle.urS-et l'ombre l's [HM'Ierûnt à s'.ittr'iulrir il a s'aimer -,,ou bien il fait à un ami une dcscripUon voluptUL'UbL' do la nature printanière, qui commence ainsi ;

L'an reprend sa jeunesse, et nous montre comment Il faut ainsi que lui rajeunir doucement •*.

Ce sont bien des thèmes de pastourelles et de chansons médiévales, mais combien renouvelés 1

Non seulement la nature apparaît à Ronsard, comme aux poètes latins, et néo-latins, peuplée de « brigades amour^euses » de Satyres ; aQfl-^sejil.emeni çJiezluLi comme çhez^y le ciel d'amours s'en-

flamme » au retour du printemps,

Et dans le sein de sa femme Jupiter se va lançant •• ;

mais tout ce gui respire dans la nature, animaux et plantes, lui semble uniquement occupé de l'instinct seviiel ; la génisse « la- " mente l'ingrate amour de son taureau cruel » s ; le rossignol vient « alléger ses amours » dans le feuillage d'un aiibépin ^ ; l'alouette «trémoussant des ailes » « conte aux vents ses amours», de même que les « gaies pastourelles » racontent les leurs « aux prochains taillis » '' ; les abeilles et les papillons « baisotent » les fleurs ; les pigeons et les tourterelles « havement se vont baisant » ; la jeune

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