‹ Ronsard, poète lyriqueChapitre 397 sur 509 · Sonnet de 1569 : J'auois ieipril I · texte numérisé non relu

Sonnet de 1569 : J'auois ieipril I

'2. Soauet de 1535 : Je ne suis variable (I, 165).

3. Sonnet : Amour je pren congé ,1,330;: en 1578 parmi les /Iniours diverses ; en 1584 au second livre des Sonnets pour Hélène; je cite le teste de 15S4.

4. Voir par ex. Bl., I, 25, 27, 73, 218, 377, 392 ; II, 449 ; IV, 69.

3. C est ce que pensait Pétrarque : « Et je vois bien maintenant qu'une passion

DE pnNSAHD POÈTE LVRioiE [Ode légère) 359

sard est bien dans cette mesure et garde bien cette nuance ^. » Oui; mais encore ici faut-il s'entendre. Cette nuance est un mélange des diverses amours qu'il a ressenties et de celles, très variées, que beaucoup d'autres poètes ont exprimées avant lui. Ronsard fut un éclectique dans l'expression comme dans la pratique de l'amour. Au demeurant ce mélange, cette fusion qu'il a heureusement opérée, apparaît le plus souvent en demi-teintes : caprices sensuels accompagnés d'une gaité attristée, aspirations terrestres suivies d'une souriante mélancolie, badinages qui ne vont pas sans soupirs, chants de plaisir plus ou moins imaginaires qui bercent une douleur -, larmes de déception qui restent au bord de la paupière, atténuées et adoucies par la joie de vivre, par le bonheur d'aimer la beauté.

ardente lie la langue del'homme et lui enlève ses esprits. Celui qui peut dire combien il brûle ne ressent qu'un petit feu J> (fin du sonnet Pin volte gia, imitée par Ronsard à la un du sonnet de 1055 : Baif il semble à voir [l, 4U0j.

Estienne Pasquier a écrit de son côté que « lorsque nos Poêles discourent le mieux de l'amour, c'est lorsqu'ils sont moins atteints de maladie » lettre 3 du livre I, datée de 1554:, à propos d'un passage de son Monophile, paru la même année, passage du livre 11 qui a pour rubrique : w Si les Poètes descrivant les passions doivent estre reputez vrais amans », et met en cause précisément Ronsard, avec Du Bellay et Tyard.

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