‹ Ronsard, poète lyriqueChapitre 41 sur 509 · L'image est de Des .\utels {Réplique, p. 58l · texte numérisé non relu

L'image est de Des .\utels {Réplique, p. 58l

INTHUDLCTION LI

d'offrir au monde civilisé une forme d'art inédile, mais c'en est un grand de pouvoir amener cette forme d'art à son point de perfection, et c'est ce que j'ai essayé ». — Personne n'aurait protesté ; le public lettré se fût contenté d'apprécier la valeur de celte déclaration ; Ronsard n'aurait pas déchaîné contre lui à la Cour l'hostilité d'un parti puissant, qui n'eut pas complètement tort; il aurait enfin épargné à la postérité une erreur, qui dure encore, et dont il est responsable avec Du Bellay, à savoir qu'avant lui, en fait de poésie lyrique, il n'y a rien, ou presque rien, qui mérite l'attention '.

1. Sur les prétentions exagérées de Ronsard et de Du Bellaj- comme inventeurs ou initiateurs, et la méprise de la postérité à ce sujet, je partage tout à fait lopinion de Ferd. Brunot [Hist. de la langue et litl. fr., t. 111. pp. 707-710 ; Hist. de la langue fr., t. 11, p. 84).

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