DOCUMENT POUR L'AUTHENTICITE DES DITHYRAMBES DE
Nous avons dit, pp 99 et suiv., que les Dithyrambes composés en février 1553 et « chantés au Bouc de E. Jodelle !>, ceux du moins qui parurent dans le Livret de Folastries, sont l'œuvre de Ronsard, et non pas, comme l'avance Binet et comme on l'a répété d'après lui, celle de Bertrand Berger. Le tableau suivant constitue lun des meilleurs arguments en faveur de cette opinion.
On trouvera dans la colonne de gauche le texte entier de VHymniis Baccho de Michel Marulle, qui s'inspire d'un passage de Catulle, Alys, vers 21 à 34, et d'un passage d'Ovide, Màtamorph-, IV, vers 11 et suiv. ; dans la colonne centrale la deuxième moitié des Dithyrambes, qui contient la paraphrase de toute la pièce néo-latine (nous n'en avons supprimé que six vers et la fin, qui n'offrent pas d'intérêt direct) ; dans la colonne de droite la deuxième moitié de l'Hymne de Bacchus, de Ronsard, qui pour nous n'est qu'une transcription en vers alexandrins, régulièrement alternés, des vers libres de ce morceau des Dithyrambes.
Nous citons le fragment des Dithyrambes d'après l'édition princeps Folastries d'avril 1553 , et ['Hymne de Bacchus également d'après l'édition princeps (Meslanges de novembre 1554). Encore un mot qui a sa valeur de démonstration : cette dernière pièce a reparu quelques mois plus tard dans la deuxième édition des Meslanyes avec ce titre : L'Hinne de Bacus, A Jan Brinon, traduit en vers héroïques
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