‹ Ronsard, poète lyriqueChapitre 476 sur 509 · PT · texte numérisé non relu

PT

rrt

tiO

tso

en

es ^

"- na 0) c3

■3:!-ë |3Sil£l|-g â: = : =:- ^^3 . I|.. siia:°

^:i.r,i .?.. oT!:«rT. — -3r.i —Htiûan. — Q-^Ov)> L,r33— -î^

■ 2 3 « ï -J3 yi ■>

.« °?— 3ë-o^« So<u~c?!,. — -Saga hB-S£.S

.-2 3 g.Q.'^nSSa^j, S^.2SS>;î!a2;= o.-'.ï-ïï"

îU

ce

-Tl

-it

S" O *- os

^ û; lo < ^ ^ S:

a c ii -s 2 â h

rt c o t. Z C

3 tr 3

CM

OT

oa

du g

Terr

Kvo

•3 Sx

fî

tf)

OJ

aï

cr

fi

cr

gaz

'rs

Si

vs

la.

as

DOCUMENTS RELATIFS AUX FÊTES DE BAYONNE (jiin 1565).

(V. ci-dessus, p. 224.)

Le Recueil des choses notables faites à Bayonnc à l'entrevue de Charles IX avec la Roync Cathulique sa sœur ' contient des cartels et mascarades anonymes. Le bibliographe Brunet affirme, sans en donner la moindre preuve, que les vers de ce volume « sont de notre poëte Ronsard » 2. M. Emile Picot, plus prudent, pense qu'ils « pourraient bien être de Ronsard, quoiqu'ils ne figurent pas dans le recueil de ses œuvres»'. Voici le résultat de mes recherches à ce sujet.

Procédons d'abord par élimination. Bellcau, Tjard, Jodelle, Dorât, seraient-ils les auteurs d'une ou de plusieurs de ces pièces ? Je ne le crois pas, car il ne paraît pas qu'ils aient assisté aux fêtes de Bayonne et leurs œuvres n'en contiennent pas la moindre trace. Jamin pouvait y être, mais seulement comme secrétaire de Ronsard. Desportes n'avait que 19 ans et n'alla pas à Bayonne. Filleul, poète normand, avait écrit des divertissements pour la Cour au château de Gaillon ; Passerai, poète troyen, avait adressé un chant d'allégresse à Charles IX lors du passage de la Cour à Troyes. Mais on ne trouve pas dans leurs œuvres, non plus que dans celles de Jamin, un seul vers composé pour les fêtes de Bajonne. Aucun d'entre eux du reste n'était alors poète attitré du Roi (sauf Dorât, mais il écrivait surtout en latin pour les fêtes de Cour et sa fonction de Professeur de grec au Collège royal le retenait alors à Paris). On ne peut en dire autant de Ronsard et de Baïf, qui étaient poètes français du Roi et dont les œuvres offrent la preuve d'une collaboration plus ou moins directe aux fêtes de l'entrevue.

Examinons ensuite les pièces elles-mêmes. Le volume donne le compte rendu de quatre fêtes. Les vers de la première ne sont certainement pas de Ronsard ni de Baïf, pour cette simple raison que ce sont des alexandrins à rimes plates non alternées et qu'à la date de 1565 aucun poète Ronsardien n'aurait violé la règle de l'alternance dans des vers de ce rythme '*. Ils sont probablement d'un poète local ou Bordelais, en retard sur les poètes de la Pléiade pour la versification. — Les vers de la seconde fête sont certainenlent de Baïf, car il les a recueillis tous au livre VII de ses Poèmes en 1572-73, sauf le cartel final : Arresle, Chevalier, arreste toy icy ^.

1. In i", Paris, Vascosan, 1566. Ce vol, orné d'élégantes vignettes est à la Bibl, N'ai. (Lb33, 178 A|.

Page 1