‹ Ronsard, poète lyriqueChapitre 70 sur 509 · V. ci-dessus, p. 37, note · texte numérisé non relu

V. ci-dessus, p. 37, note

3. N" 14 du liv. III : « Si tu montres au jour tes vers | Entés dans le tronc d'une olive. . » ; N"24du liv. 111 : « D'une nuit oblivieusc | Pourquoi tes vers caches-tu?... »

Celle dernière ode doit dater des premières eulrevncs de Honsard et de Du Hellay, car H. }' admire Du li. d'écrire comme Pétrarque, bien qu'il n'ait « oncques leu son livre i> !B1. Il, 465), alors que Du li., dans la 1" préface de VOtiue, « vrayment confesse avoir imité Pétrarque « (cf. le Chant du désespéré de 1552. où Du 15. proclame qu'il a dans VOliue « tiré les plumes du cygne de Florence, dont il ador.nit les pas »). Il est ditlicile, au reste, d admettre que Du H. n'ait pas lu Pétrarque avant d'arriver à Coqueret, ayant eu en 1546 avec Peletier les relations que l'on sait.

4. V. ci-après, p. 61, et Chaïuard, thèse fr., p. 235. — Meigret est le réformateur de l'orthographe que Du Bellay a loué dans la Dejfence (II, ch. vn.lin) et dont Ronsard adopta quelques principes pour ses Odes de 1550 (RI., II, 14-18). Son nom se lit à la 4'-' strophe de l'ode en question.

5. Ces vers de l'épître A P. de Paschal parurent au Bocage de 1554. C'est seulement en 1560 que Ronsard remplaça les noms de Paschal et de Durban par ceux de Belleau et de Baïf (RI., IV, pp. 296-300).

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Mais ce n'est guère qu'en 1S49 •, car Paschal était à Padoue en 1547 2, prononçait en 1548 sa harangueau Sénat de Venise contre les meurtriers de Jean de Mauléon, la publiait cette même année h Lyon 3, et son ami le protonotaire en donnait une traduction française à Paris en 1549 *. Comme les deux odes flatteuses que Ronsard leur adresse (19 du liv. I et 27 du liv. III) contiennent des allusions très claires à ces faits, il est aisé de les dater.

Enfin le Conte d'Alsinois, autrement dit Nicolas Denisot du Mans, ami intime de Peletier, l'réquenta-t-il Ronsard dès 1545 lors de la publication de ses Noëls, ou bien seulement en 1549, lorsque, revenu d Angleterre où il avait séjourné trois ans ^, il suivit les cours de Dorât et se joignit ù la Brigade " ? En tout cas, l'ode 18 du liv. I, où Ronsard implore le secours du Dieu guérisseur « pour la Valenline du comte d'Alsinois », témoigne d'une érudition très grande, que notre poète, à mon avis, n'avait pas encore acquise en 1545 ; on peut donc sans être téméraire la dater de 1549''.

En dehors des auditeurs de Dorât, Ronsard fut étroitement lié avec le poète picard Maclou de la Haye, qu'il tenait en singulière estime. Huit odes de 1550 en sont la preuve : quatre lui sont adressées et les quatre autres le mentionnent delà façcm la plus flatteuse. Peut-on les dater? .le crois pour ma part que les relations des deux jeunes gens remontent à 1544. Cette année-là nos provinces du Nord furent investies parles troupes anglaisesetallemandes coalisées, etMontreuil, la patrie de M. delà Haye, fut assiégée. Celui-ci prit part à la résistance qui devait lui inspirer un poème sur la guerre, puis vint à Paris, attiré peut-être par Antoine de

1. Peul-èlre même d.nns la seconde moitié de l'.innée seulement, car ces deux noms ne figurent pas dans le Voyage iVlIercueil.

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