‹ Ronsard, poète lyriqueChapitre 87 sur 509 · Bl., II, 39, épode ix et strophe x · texte numérisé non relu

Bl., II, 39, épode ix et strophe x

3, Ibid . 11 ; ■« La poésie françoise avant nous foible et languissante fje excepte tons jours Heroet, Sceve et Saint-Gclais ... »

4, V. ci-dessus, Introd., pp. xxiv et xxx ; 1" Partie, pp. .55, 60, 64.

DE l'oeuvre LYRIQl'E DE RONSARD "^

et son chancelier, Michel de l'Ilospital, eurent pris le vieux courtisan eu flagrant délit et plaidé victorieusement contre lui la cause de leur protégé '. Alors seulement Ronsard le démasqua et le dénonça au public à la première occasion, qui ne tarda pas k s'offrir.

Invité de façon pressante par Ch. de Sainte-Marthe à célébrer la mémoire deMargueritede Navarre, morte au mois de décembre précédent -, sollicité d'autre côté par N. Denisot, qui préparait la seconde édition du Tombeau de cette reine, Ronsard se hâta d'y collaborer pour une large part, et termina l'une de ses pièces par les vers bien connus oi^i le nom de Mellin était comme cloué au poteau infamant : Ecarte le malheur loin de ma tète, demandait-il à la feue reine trônant parmi les élus de

Dieu,

Préserve moy d'infamie, De toute langue ennemie Et de tout acte malin :

Et fay que devant mon Prince Désormais plus ne me pince La tenaille de Melin ^.

Et, pour que nul n'en ignorât, on lisait en marge cette note curieuse de Denisot : « Il entent Melin de Sainct Gelais, qui trop envieusement blâma ses œuvres devant le Roy ».

Or cette seconde édition du Tumbcau de Margui'rile de Valois, Royne de Navarre, parut au plus tard en avril 1551. La preuve, c'est que N. Denisot a daté du 23 mars 1331 sa dédicace « à très illustre princesse Madame Marguerite, sœur unique du Roi, duchesse de Berri » *. Voici les quatre odes que Ronsard y publia :

1. — Av\ TROIS Sœurs, Anne, Marguerite, Jane de Seymour, Princesses

Angloises. Ode. Quand les filles d'Achelois (BL, II, 308. — M.-L., II, 385).

2. — Tradiction de l'ode latine PRECEDENTE. Aîiisi que le rai'i Prophète

Page 1