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L'Homme à la Houe de Millet mal peint est ce que l’École française a produit de plus élevé au xix° siècle. Garde ma lettre, j’en ferai un jour un article sur tout cela, ou tu le feras — car toi et Camille, vous penserez comme moi, avant qu’il soit longtemps et quand les « Arthur » ne vous empaumeront plus pour les besoins de leur « magasin » !
PART TA ETS
Écrivain de romans « en préparation » perpétuelle, quel est cet infatigable et si fatigant polisseur de pages interminables? Rops, qui l’aime comme un ami dévoué, en désespère comme un artiste toujours pressé sur la besogne qu'il achève en abondance et qu'il livre à temps. En confessant cet écrivain flâneur et inconvertissable dans son endormeuse Belgique, Rops lui raconte pour l'exemple, d’une lettre à l’autre, sa vie parisienne de forçat exemplaire. Les anecdotes qu’il raconte, les bons mots qu’il décoche et les noms illustres qu'il cite, sont tels, qu'il faut lire ces lettres, recueillies par M. Hugues Rebell, comme de purs chefs-d'œuvre d’un ironiste qui s’oublie et d’un écrivain qui s’ignore.
La Roche-Claire, mardi 6 juillet 1885.
Voyons, mon vieux, que fais-tu, que deviens-tu ? Où en es-tu? As-tu fait affaire pour quelque nouvelle? J’ai peur que tu ne te recolles encore à ton terrible roman, qui est ta tapisserie de Pénélope. Songe que nous voici en juillet, l’août est proche, ne dormaille pas! Je sais, et tu sais ce que j'entends pas dormailler : c’est le terrible « polissez-le sans cesse et le repolissez! » Donne-moi donc de tes nouvelles ! Ici il y a toujours du nouveau, naturellement. Nous avons eu des averses de Belges ; ils arrivent avec un bon air montagne aux herbes potagères, envieux et inquiets, disent « qu’il n’y a rien au Salon », puis font l’éloge de tout le monde. Pas un qui ne vous dise : « Je ne voudrais pas vivre ici, Godferdoum ! On ne sait quoi boire! » Puis, cinq minutes après : « Croyez-vous que, si je venais ici, je vendrais bien mes tableaux? Moi, je crois que oui, et
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vous? » Que répondre à tout cela? D’aucuns me demandent : « Que gagnezvous par an? — 50.000 francs. » Il faut voir la gueule congestionnée du Monsieur Peintre et la lippe désidéreuse qu’il avance! Cela m’amuse extraordinairement. Drôles de gens ces Flamands : à la fois naïfs et rusés comme des sauvages, avares et jouisseurs. Ce qu’ils ont plaisir à nourrir leur grosse bête sanguine est extrême, mais ça coûte les yeux de la bête!
Il vient de paraître un beau, beau livre de J.-J. Weiss sur le Rhin et sur l'Allemagne. Ah! le délicieux écrivain! C’est un livre parfait. Drumont fonde un journal, La Vérité. J’y ferai les beaux-arts! Je me ferai naturaliser avant l'apparition de mon premier article afin d'éviter l'expulsion! — qui serait assurée.
Rien autre chose : j’ai payé ton charboniat ; cet homme ne dormait plus et il en pâlissait sous son noir. J’avais ce jour-là quelques sols et j’ai été heureux d’apaiser le joyeux montagnard qui, pour 50 centimes de plus, m'aurait fait nommer roi des Arvernes. Il t'envoie ses ténébreuses amitiés. Dans nos intimités, rien de nouveau, ou guère : dîner à la Roche-Claire dimanche dernier, ébats nautiques, canotage, etc., etc. Clairin, Haraucourt, la bonne Alice, plus une très belle fille, nouvelle dans la maison, qu’elle ne dépare pas par la robustesse de ses tétons — trouant son costume de bain! — Cariès rentré en grâce, Gouzien en appétit, et le judicieux Octave Uzanne, un peu mélancolisé : son propriétaire (le propriétaire de la petite maison des Basvignons) lui a donné congé! La belle fille nouvelle s’appelle « Amélie ». Haraucourt devra certainement à ces tétons et à ces fesses sonores le plus beau sonnet de la deuxième édition de la Légendes des Sexes !
A propos, la jeune demoiselle Renoz est entrée comme interprète, 19, rue de Grammont. Ne ris pas! Il n’y aura rien de cassé, rien du tout. On t’espère aux raisins, on t’a demandé, et on voulait partir pour aller dire bonjour au père Blachère. Tu vois que la Roche-Claire fluctue et mergite toujours, et que les rires ont encore niché cette année dans les branches des vieux peupliers qui l’abritent. — Je veux garder jusqu’à ma seconde enfance cette précieuse gaieté des anciens jours qui m’a soutenu dans la « Battle of the life », la bataille de la vie, qui est encore à gagner, et le sera jusqu’au bout de mes ans, j’espère. — Je suis seul ici pour l'instant. Je regrette mes longues discussions d’art et de muliébrité, et le bain au soleil dans l’eau verte et vierge encore des baisers de boue de Paris.
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Ah ! encore : le dernier diner des Bons Cosaques : nous perdons Édouard Rod, qui va professer la littérature à Genève. Bourget et Becque l’on speeché. — Becque avec une verve nouvelle, quelque chose de sentimental et de Bellevillesque, a fait son discours sur « l’inaltérabilité du tatouage parisien ». Il ya eu une. péroraison grandiose où le mont Blanc et le mont de Vénus dialoguaient à propos du jeune professeur, — cela vaudrait l’impression et mériterait de rester pour les lecteurs de 1920. — Ah! Paris! comme l’on s’y use! Mais quel brillant et quel éclat dans cette usure! Je sortais de là quand j’ai rencontré André. Il m'a fait un peu leffet d’un garçon de la brasserie Dreher, et cependant il est fort aimable et il a de l’esprit chez V... qui est, assez volontiers, lui, un peu sot, avenue de la Toison-d’Or. À propos de V..., nous avons eu sa joyeuse et bonne femme; elle a l’air d’un polichinelle sans queue, à 10 heures du matin ; mais deux bosses valent mieux qu’une sur l’estomac, et elle plaît après vépres. Elle emporte d’ailleurs la Toison d’or avec elle, ce qu’on ne saurait trop louer, car sa location ne coûte qu’un léger effort, et on lui sait gré de tout cela. J’ai oublié de te dire que Cariès, en passant par l’exposition canine, en revenant d’avoir été toucher un « buste », a acheté 800 francs un chien du Kamschatka, qu’il appelle Tobolsk, parce que Rollinat lui a dit qu’il fallait l’appeler Tobolsk. Jamais sculpteur au monde n’a été plus empêché d’un chien! Ce chien mange tout : les poules, les autres chiens, les bustes, les jambes de Me Minette du restaurant de la Truie qui file, et un peu Cariès. Cariès a loué pour son chien une maïson de campagne du côté de Louveciennes, où l’on trouve une belle vue et un vieux docteur qui aurait pu écrire la Chaumière indienne, si les Prussiens ne l’avaient emmené à Munich juste au moment où il allait se manifester par de bons écrits. On y mange un plat de Toulouse et l’on y embrasse la bonne du docteur qui est payse de Joséphin Péladan, et qui vous dit : « Bouffre ! Lâchez-moi le poille ou j’appelle à moi de braves gensses ! Porc d’Enferr que tu esse ! » Délicieuses et très aphrodisiaques, ces luttes imitées des arènes de Nîmes.
En voilà des potins! Ah! je ne relis pas ma lettre, par exemple ! Le petit vieux facteur résigné, notre ami, attend dans la cuisine en buvant une lampée d’eau-de-vie de prune. Paraît, d’après lui, qu’Elle va se remettre. Qui? La Vigne, parbleu ! Elle !
Quel potin je t’ai fait! Réponds-moi, mais sois « discret et convenable », car comme depuis longtemps j’ai renoncé à déchiffrer tes mots tracés dans la nuit
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noire, c’est Auré qui lit, ainsi sois modeste ! Tu ne m’envoies pas même des nouvelles d'Edmond. Quel fainéant tu fais ! J'irai te voir évidemment. Je rêve de la mer. Dans tous les cas j’iraien Belgique bien certainement en août ou en septembre, mais j'irai. J’ai soif de la mer et je la boirais tout entière comme un Titan, tellement je l’aime. C’est devenu une monomanie. une idée fixe. Je vais vendre tout ce que je pourrai et je partirai pour Le Havre. Ne füt-ce que huit jours, il faut que cela ait lieu. Homme heureux que tu es! tu polis tes bonnes phrases à l'ombre des hêtres, loin des tribulations et des turbulences d’ici. Mais il faut cela ! c’est la vie!
Et pense à ceci : c’est que l’on ne produit rien en littérature française, en dehors de Paris. On est séduit par la vie des champs : elle est mortelle à Pesprit. Il faut qu’en octobre tu sois ici, et il faut qu’en septembre au plus tard (août vaudrait mieux, il faut le temps d’imprimer) Charpentier ou un autre ait ton livre dans les mains. Donc il te reste au plus deux mois. Sans cela tu vas encore remettre, repolir, refaire, et cela inutilement, sans avantage pour toi ni pour ton livre. Puis enfin la vie te talonne, et lorsqu'on l’a sur ses talons, il faut lui faire face et se retourner. J’ai passé par de rudes moments, mais j’en suis content au fond : C’est l’éperon. Ne t’endors pas dans les bras de Blachère. Toute chose non publiée n'existe pas en art. Voilà le vrai.
Et puis « l’archant », Monsieur, « l’archant »!!!
— Plus de papier! Écris vite. Je te serre la main, ainsi qu’à mon vieil Edmond.
Amitiés de la maisonnée. Quatre pages de copie, en voilà une lettre!
De cœur, FÉLY.
15 septembre 1886.
Mon vieux,
J’écrivais à Dom lorsque ta lettre m’est arrivée me disant qu’il était à Chooz; je la lui adresse là-bas. Je lui narre mes infortunes : abcès et opération au pied, indisposition, maladie de Clairette, etc., etc. Lis la lettre de Dom, elle te mettra
au courant de tous ces ennuis, ennuyeux aussi à raconter. C’est assez de les écrire une fois, cela servira pour deux.
Je serai probablement en Belgique, si la maladie de Clairette tourne du bon côté, dans le courant de la semaine prochaine. Je passerai par Chooz. S'il fait beau, je vais passer la saison à Ostende dans un petit hôtel très modeste que je connais. S’il fait laid, je ferai un tour en Belgique et je m’arréterai à Chooz en repassant. Voilà un bout de programme.
Quant à toi, j’ai bien envie de te dire des injures ; tu en trouveras trace dans la lettre à Dom d’ailleurs! Comment! tu es depuis le commencement de l’été dans un coin et ton roman n’est pas fini, non seulement fini, mais chez l'éditeur ! Mais tous les romans qui doivent paraître cet hiver sont chez les éditeurs! Si tu dois l’envoyer à un journal, traite cela par correspondance. Tout ce que je te dis là, je te l’ai dit fin 83, fin 84, fin 85 et nous sommes à la fin de 86! Ah çà! maisle temps ne compte donc pas, pour toi?
Il y a dix ans que tu as fait paraître chez Lemerre ton roman. C’est effrayant, et cela ne t’effraie pas! Tu fais deux ou trois nouvelles en un an et tu trouves que c’est bien. La nécessité était venue et j’en augurais bien pour ton travail, mais nous sommes en octobre et tu dis que ce sera long encore! Ah çà! c’est donc bien difficile pour toi de finir une chose, un livre, et de le publier? Je ne parle pas des nouvelles. Tu ne peux en faire qu’en marge. Ton travail est trop pénible et trop consciencieux pour ce genre-là. Il faut un premier saut qui est le charme de la chose, et que ton procédé de labeur ne comporte pas. Tu n’y gagnerais pas pour ton tabac. Ah! si, après ton roman, tu en avais publié un deuxième, puis un troisième, tout simplement, tu serais arrivé dans un genre qui t’était naturel, chose énorme! à une amélioration forcée, et tu posséderais l'expérience que donne la chose publiée ! Expérience qui ne s’acquiert que par la publication, sans compter l’argent, non pas considérable, mais rémunérateur tout simplement. Et la réputation qui est de l’argent! Et note que tu seras forcé d’y arriver et de remonter à ton roman d’autrefois parce qu’on ne donne que ce que l’on peut donner, et cela d’emblée. On perfectionne, on s’améliore, mais toujours dans la donnée de sa première production qui est soi. Et tu as voulu étre autre que toi.
J’ai vu Daudet et j'ai eu avec lui, à ton endroit, une conversation que J'aurais voulu que tu pusses entendre. Et tu sais sa pénétration des choses et des hommes ! Il a eu, à propos de lui et de toi, des mots très vrais. « Comme beau-
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coup, dit-il, un peu poussé par moi hors de sa réserve, H... avait dans ses mains un bon petit violon, pas toujours bien au ton, ni bien sonore, mais qui faisait plaisir à entendre et faisait bien sa partie au concert. Il a entendu jouer les grandes orgues et, comme moi, il a voulu jouer de ces instruments pour lesquels il faut de grandes mains, et il a lâché son violon pour apprendre l’orgue, le grand orgue ! Moi j'ai vite vu que je ne tirerais pas mes effets de ce grand instrument, si je voulais le faire chanter son plein, et je n’y ai joué que les airs qui charmaient sur mon violon, ce qui m’a sauvé. Balzac et Zola, Hugo et Dickens sont les derniers grands joueurs d’orgues. » Note que ce qu’il dit n’est que de la supposition puisqu'il n’a rien lu de toi, mais il est très devinateur. Pour moi, je te connais personnellement, cérébralement, et je connais ta vision. Du talent tu en as, ce n’est pas niable. Seulement je vois qu’en art tu poursuis une chimère de rendu irréalisable, et, qui plus est, inutile. Faire vrai absolument, faire parler vrai est une niaiserie et une inutilité. Candide est aussi vrai et plus vrai même qu’une scène photographiée d'Henri Monnier. Se laisser aller à sa nature et produire comme le prunier produit des prunes, là est le vrai! Je suis persuadé que ce que tu as fait depuis dix ans sera « plus fort » que ce que tu faisais auparavant, mais je suis persuadé aussi que cela aura perdu du « charme », qualité que tu avais et qui est le succès. Tu n’as pas perdu dix ans, mais si tu avais produit heure par heure, tu aurais produit des choses charmantes que tu ne produiras pas, que tu ne peux plus produire parce qu’on ne recommence rien ! Si je n'avais pas produit depuis dix ans, et si j'avais travaillé tout le temps, je ferais des œuvres plus fortes, mais je n’aurais pas passé par les deux ou trois cents dessins faits depuis 1875, dessins produits à leur heure! Et c’est là le vrai. Tu as la plus déplorable et la plus sotte façon de travailler qui soit au monde, et elle t’a mené et te mènera à un éternel rabâchement de ton œuvre. Quand on relit l’œuvre constipée de Flaubert (hors Madame Bovaryÿ et la Tentation écrites en pleine jeunesse), on sent l’impuissance et l’entêtement stériles. Quelle petitesse à côté de la belle abondance de Balzac! Je sais ce qu’a voulu faire Flaubert, mais cela n’a pas eu lieu, cela n’existe pas. Salammbô, c’est lui et dans ses lettres il méprise ce livre facilement fait!... Les gens de cette trempe ont une manie, et tu approches de cette manie, c’est de croire que les choses qu'ils ont le plus travaillées sont les meilleures. Quelle erreur! En dehors des livres de philosophie et de méditation, les plus belles œuvres d’art du monde ont été « enlevées » dans la rapidité, dans l’envolée de l'inspiration. Et vivent les défauts surtout!
les défauts en art, c’est la vie, c’est la vibration, c’est vous donné sans la retouche et la correction refroidissantes et inutiles à l’œuvre.
Je sais qu’on ne te fera jamais entrer cela entre les deux sourcils, mais j'ai raison et je te donne, si tu publies, quelques mois pour être forcément de mon avis.
Hervieu vient de publier un excellent livre de contes. Il y a une nouvelle fantastique, Les Yeux bleux et les Yeux verts, qui est merveilleuse, de premier ordre. Il y en a d’autres moins bonnes, quoique caractéristiques. « Je les ai mises ainsi, dit Hervieu avec son fin sourire, parce que de deux choses l’une : si je les laissais dans mon tiroir, ou je ne les publierais pas, ou je les publierais l’année prochaine, et l’année prochaine je ne serai plus moi! je serai un autre, et votre œuvre doit être vous. » Note que ces paroles, qui ont l’air d’avoir été dites pour toi, viennent d’être prononcées ici, il y a une minute, sans aucune suggestion de ma part! Quel hasard! Et quelle vérité, surtout! Tu sais que tous ceux qui pensent juste sont de cet avis de la publication au fur et à mesure de la production comme expression des jours que vous vivez ! De là, la première, deuxième, troisième, quatrième manière des peintres. Ils peignent leurs sensations, et leur manière de sentir la vie et de l’exprimer au moment où ils peignent, comme l'écrivain au moment où il écrit. Tu es parti du pied gauche dans une mauvaise route à cailloux et à fondrières, et tu y patauges depuis dix ans sans vouloir du bon petit sentier net, clair, facile, qui menait aux bons endroits. Tu arriveras aux mêmes points, mais on sentira la fatigue de ta marche, et les ahans de l’effort pour te lever de l’ornière.
Je te trouve étonnant de ne pas voir la niaïiserie de ton labeur.
Enfin je voulais te faire mon sermon de 1886. Je te le referai en 1887, car je crois que tu ne seras guère plus avancé qu’aujourdhui.
J’ai fait trente eaux-fortes et dix dessins pendant le mois d’août. Si je les avais mises de côté pour leur repolir les plis du ventre et leur peigner la tignasse, ils ne seraient pas, et ils sont.
A bientôt donc, mon cher ami, et si tu veux être enfin un être quelconque en art : flanque de côté, jusqu’à nouvelle œuvre, toutes notes, toute nouvelle commencée, toute femme si tu en as encore (tu n'étais pas plus né pour vivre avec une femme que pour faire du roman philosophique), achève ton roman en quinze jours et publie, publie, publie! Tu en feras un autre après si tu as quelque chose dans le ventre. Et si tu n’as pas grand’chose, tu sauras au moins
F. ROPS, del
APRÈS LE BAPTÉÈME
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