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CHIEN

Atelier Rosa Bonlieur.

ROSA BONHIUR

pire d'une philosophie eniancipce. d'aiitics peintres, donnant à l'animal dans leur composition, un rôle actif où le sentiment avait quelque pan. crurent devoir exagérer les signes à l'aide desquels ils pensaient traduire l'intelligence, et s'en rapportant, pour exprimer ce qu'ils cherchaient, à la tradition de certaines lignes, de certains mouvements de lignes, de certains angles combinés par ces lignes, ils dépassè'rent la mesure, et nous montrèrent, sans

cil E V A !..

Dessin au crayon noir (1846 ou 1847).

(Appartient à la famille.)

hésiter, des chevaux qui, pendant qu'on les ferrait, avaient des curiosités espiègles, des chiens qui, dans des cortèges tragiques, avaient des sanglots plein la gorge, des chats qui, en leurs jeux d'enfants, se laissaient aller à des rires gamins ; il n'était pas jusqu'aux vaches qui n'eussent de maternelles œillades pour la fille de ferme en train de traire leur lait. Les exemples pourraient être multipliés à plaisir.

D'autres, au contraire, entrant dans la théorie orthodoxe, crurent

ROSA BONHKUR

bien faire de piiver les animaux de toute expression^ semblant considérer que le caractère de la brute est de manquer d'expression. Rosa Bonheur, qui voulait ignorer en ces matières ce que disait la tradition, et qui toute sa vie s'appliqua à l'étude sur nature, Rosa Bonheur, qui, par le long commerce qu'elle eut ,avec ses

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