‹ Rosa Bonheur, sa vie, son œuvreChapitre 44 sur 53 · U)4 1U)SA BONHEUR · texte numérisé non relu

U)4 1U)SA BONHEUR

lurc. se semant attire vers la sculpture. Son premier envoi au Salon, en qualité de sculpteur, date de i .S4S : c'était un groupe en plâtre, représentant un (^avjlicr iici^i-c i-ilLii^ué pj)- inie lionne; le dessin s'en trouvait expose dans une autre section. Depuis cette époque, il fut un fidèle du Salon, et ses œuvres nombreuses, qui lui valurent des médailles successives et. en i!^i).4, la croix de chevalier de la Légion d'honneur, sont d'une sage exécution et d'une inspiration élevée : certaines ont eu, à la reproduction, un succès retentissant: les épreuves en sont dispersées aux quatre points cardinaux.

Voici d'ailleurs, en suivant l'ordre chronologique des Salons, celles de ses sculptures qui sollicitent l'attention : (lavalier dia- Siint un taureau, iSb-i ; Zèbre allaqué par une panthère^ et Gabelles, i8d3 (le bronze du preniier de ces deux groupes fut commandé en 1S54 par le ministère d'État, et placé au palais de Fontainebleau, où il est encore) ; Hercule et les cheraux de Diomède^ i85? ; Combat d'un taureau et d'un ours, et Vache défendant son veau contre un loup, iXb- : Deux taureaux, grandeur nature, i8(55; Lionne et ses petits, et lÙL'uf mené par un chieu^ 18(39 ^c'cst à la suite de la récompense accordée à ces deux œuvres que Isidore Bonheur fut mis hors concours \ Pépin le Bref dans l'arène, iSyS : Lion vainqueur d'un serpent. 1876; Cavalier romain, \ 880 ', Le Saut de la haie. Portrait du cheval Joni^leur, et Cavalier Louis X]\ 1889, à l'Exposition universelle, où il obtint une médaille d'or; Cerf aux écoutes^ et Sani> lier coifé par un chien, 1894, etc. C'est à lui que, par une pensée délicate, M. Gambard a commandé le monument que celui-ci veut élever à Fontainebleau à la mémoire de Rosa Bonheur: les trois bas-reliefs qui décoreront le piédestal seront l'interprétation sculpturale de trois œuvres capitales de la grande artiste, le Marché aux chevaux, le Labourage nivernais et le Roi de la Foret, un cerf, qui fait partie de la collection de M. Gambard. Le monument sera dominé par un taureau, (euvre agrandie de Rosa Bonheur elle-même, et la face antérieure portera un portrait de la grande artiste, médaillon de bronze par son neveu, M. H. Peyrol.

Ajoutons qu'Isidore Bonheur ne s'est pas marié, et que, depuis plus de vingt ans, il a installé son atelier à l'impasse du Moulin- Joly, au coin du vieux faubourg du Temple, peu connu desboulevardiers.

Enfin, pour être complet, il convient de signaler en quelques lignes la carrière sitôt interrompue de Ciermain Bonheur, né en 1848, d'un second mariage de M. Raymond Bonheur.

Germain avait fait ses études à Sainte-Barbe, et, pour ne pas manquer à la tradition d'art de sa famille, il ne quitta les bancs de Sainte-Barbe que pour entrer à l'École des Beaux-Arts, dans l'atelier Gérome. De 1872 à 1873, il exposa au Salon quelques tableaux, qui ne furent pas trop remarqués. En 1877,11 se maria à Blois, où il mourut prématurément en 1881, à trente-deux ans, sans laisser d'enfants.

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