‹ Rosa Bonheur; sa vie, son œuvreChapitre 194 sur 220 · UN COUPLE DE CHEVREUILS, EFFET D’HIVER · texte numérisé non relu

UN COUPLE DE CHEVREUILS, EFFET D’HIVER

poitrine de la défunte, et mes lèvres tremblantes se posèrent une dernière fois sur la petite main que la mort venait de raidir à jamais.

Au matin des funérailles, désireuse de me retrouver seule un moment sous le bouquet des grands chênes dont Rosa Bonheur était si fière, je me rendis dans le parc, et il me sembla que jamais ces arbres n'avaient été aussi majestueux qu'au jour où celle qui aimait tant à venir s'asseoir à leur ombre allait s’éloigner d’eux pour toujours. Je revécus pendant un instant les heures heureuses, mais trop courtes passées là en compagnie de l’illustre femme dont maintenant l’âme rayonnait dans l'infini.

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