Rosa, ou, L'héroïne filiale
Les devoirs de la piété filiale sont , sans contredit, les plus doux que nous puissions avoÎT à remplir. Notre père et notre mère sont naturellement nos premiers protecteurs, nos premiers amis. C'est à eux que nous devons le plus sur la terre : puisque nous avons reçu d'eux , non seulement la vie , mais encore une foule de soins pleins^ de tendresse et de sollicitude, et surtout l'éducation , ce bien inappréciable , qui seul puisse donner à l'bomme une véritable supériorité sur toutes les autres créatures.
Un saint devoir oblige donc les enfans , envers les auteurs de leurs jours, à la reconnaissance, au respect, à l'amour, au dévoûment. Il est vrai que la nature semble avoir écrit ce devoir dans tous les cœurs ;
— vj — tant est puissant l'instinct de la tendresse filiale. Mais il n'en importe pas moins que cet instinct vertueux soit entretenu , cultivé, développé sagement par l'éducation , par de Leaux exemples , par de bonnes lectures. Les obligations d'un iils sont le premier anneau de la chaîne des devoirs qu'il lui faudra remplir dans le reste de sa carrière. C'est au foyer de la famille que l'on fait le premier apprentissage des vertus sociales. Presque toujours celui qui a été bon fils se montre , par la suite , bon époux , bon père , bon citoyen. L'histoire de tous les peuples et de toutes les époques prouve Texcellence de la piété filiale , et s'est plu à conserver le touchant souvenir d'une foule d'actions héroïques empreintes de cette aimable et noble vertu.
Il résulte de ces considérations généraks que Ton ne saurait apporter trop d'attention