SCENE VII
Les mêmes, ROSALINDE.
ROSALINDE. * Le marquis est là !... (Lélio fait entendre un gémissement.) Ah !...
mon Dieu !
LÉLIO , d'une voix faible.
Rosalinde !... à moi !
Lélio !
LÉLIO, se soulevant avec peine.
Vous m'avez mis à la porte... je suis rentré par la fenêtre... Le marquis était là... et blessé par lui... pour toi .. Oh!... je le haïssais... cet homme... de tous les souvenirs de notre amour !
* Rosalinde, Lélio.
Blessé !
LÉLIO
Oh ! ce n'est pas ma blessure qui me tue... c'est le doute... car tu étais là... près de lui. Oh ! elle ne m'aime pas !...
Mon Lélio !...
LÉLIO
Oh ! cette maisonnette... cachée dans les arbres et dans les fleurs... cette douce retraite... que nous rêvions pour nous... Mais, non., tu l'aimes...
(Maxime entr'ouvre les rideaux ]
Je n'aime que toi... mon Lélio, mon Léandre, mon artiste !...
LÉLIO
Mais... lui... lui... cet homme!...
Le marquis deChastenay !...un petit sot... (Maxime referme les rideaux.) Je n'y ai pas pensé une seconde fois.
LÉLIO
Ah 1... Je m'affaiblis...
Je vais sonner Nanine...
(Elle sonne.)
LÉL 10.
Non... cette eau de Hongrie... là... dans ta chambre, me
ranimera.
* Lélio, Rosalinde.
Oui... Oh ! mon Lélio. Je savais bien que c'était toi que j'aimais !...
(Elle entre dans la chambre, pan coupé à gauche.)