SCÈNE III
ÉLÉOJNORE, CLIFFORD.
ELEONORE.
Noble et vaillant Clifïbrd, dont l'austère sagesse De mon royal époux instruisit la jeunesse;
i4 R0SEM01NDE.
Vous, qui dans les conseils, aux champs de la valeur, Pensiez former son ame aux leçons de l'honneur, Unissez vos chagrins aux douleurs d'une reine ; Connaissez mes tourmens et partagez ma haine. Cet époux , ce Henri , ce roi sur qui mon œil Se reposait jadis plein d'ivresse et d'orgueil; Ce mortel généreux, ce guerrier intrépide, N'était qu'un séducteur, un ingrat, un perfide.
CLIFFORD
Je ne le connais pas , madame , à des forfaits. Toujours la calomnie assiégea les palais. Que lui reproche-t-elle? et que peut-il résoudre Dont ses nouveaux lauriers n'aient le droit de l'absoudre?
ÉLÉOWORE.
Et que me font sa gloire et ses exploits guerriers! Attendra-t-il de moi le prix de ses lauriers? Dans les combats une autre enflammait son courage, l ne autre de son cœur entendra le langage, Tandis qu'avec regret il viendra par pitié M'oflrir insolemment une ombre d'amitié I