ACTE IV, SCENE II
A sa vieillesse au moins accordez mon appui.
kléonore cl part.
A ses accens plaintifs ma pitié se réveille ; Ils ont touché mon ame en frappant mon oreille.
(Haut.) Je te pardonne. Ecoute : 11 faut fuir sans retour. Crains mes transports jaloux; la vengeance et l'amour M'ont rendue insensée; ils me rendraient barbare. Oui, crains ce cœur brûlant que la fureur égare. Si jamais...
Non, je fuis; ne vous alarmez pas.
Ah! ne craignez plus rien de mes faibles appas ! Chaque moment efface une beauté funeste Dont bientôt ma douleur aura détruit le reste. Puissiez- vous épargner le reproche à mon roi! Donnez-lui le bonheur qu'il chercha près de moi, Et loin (Velle, ignorant sa retraite profonde , Peut-être il oubliera la triste Rosemonde. Reine , vivez heureuse et plaignez mes destins.
ÉEÉONORE.
On approche. Adieu. Fuis , rends-toi dans les jardins
Qu'unit à cet asile une secrète issue.
Il fait nuit ; hâte-toi de fuir inaperçue.
Top, père doit te suivre ; il t'ouvre encor ses bras.
Du vieux Clifford Arthur dirigera les pas
Dans l'asile où par lui tu vas être introduite.
Sors; aux yeux ennemis songe à cacher ta fuite.