SCENE XI
Reino, vous l’admirez, vous lui jwrtez envie,
Vous la suivrez sitôt qu’on vous aura servie.
ROSEHONDE.
Moi?
blUIER.
Le poison est prêt, il est dans votre main.
C’est vrai : mon avenir est encore incertain ;
Si tu ne venges pas mon père tout à l’heure.
Si cet homme est mon maître, il faut bien que je meure. Manifeste l’audace et la fierté d’un roi.
Règne sur les Lombards, tu régneras sur moi.
Ils me verront demain, de leur grande assemblée Traverser les rumeurs sans en être troublée,
Partager tes périls, et te suivre à cheval ;
Justifier la mort de ton lâche rival
Avec l’autorité que mon malheur me donne.
Et dire qu’à toi seul sont dus sceptre et couronne.
Ils comprendront alors que Rosemonde est loin D’accepter pour Didier les injures d’Alboin.
DIDIER
Des injures à moi! Que disait-il, l’infâme?
Didier n'est qu’un enfant, Didier n’est qu’une femme! Devant les grands périls toujours il recula :
N’espérez rien de lui. Lombards.
DIDIER
Attends-moi là.
IlOSEMONDE.