‹ Rosette: ou, La danse au village; nouvelleChapitre 157 sur 177 · CHAPITRE XXVÏI · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXVÏI

DÉBATS CONTRADIGTOIRBS

M*^ Pasche, deux arrosoirs aux bras, venait de les remplir à la fontaine, lorsque Amy Lorand arriva dans la cour de la maison. Elle allait les porter au jardin. La jupe de sa robe retroussée et les bras découverts jusqu'au milieu, elle paraissait bien ce qu'elle était encore : une belle femme de quarante ans , jouissant d'une bonne santé. Par la porte du jardin, on voyait une allée avec des rosiers et de grandes touffes de fleurs vivaces, à droite et à gauche. De suaves émanations s'en échappaient. Il ne faisait pas trop chaud ; nul souffle de vent n'agitait les feuilles des arbres. C'était une de ces matinées d'été pendant lesquelles on sent que tout est plein de vie dans la nature. Du brin d'herbe ignoré, jusqu'au sommet du géant des forêts, tout aspire à monter, à s'élargir, à grandir encore.

Page 1